« Je ne crois pas à la retraite recherchée par l'artiste. Je crois que la retraite de l'artiste se décide par le public et non par lui. Tant que le public nous aime, nous adore, vient nous voir, il n'y a pas de retraite possible. On est né pour lui, pour cela. C'est pourquoi je ne crois pas du tout à ces " Adieux " d'un soir. Et tous ces camarades qui viennent vers moi pour me dire " l'année prochaine je me retire "... me font hausser les épaules. Moi, dans tous les cas, je serais incapable de laisser volontairement ce métier ! Je pense que je n'ai pas encore réalisé tout ce qu'il me reste encore à accomplir, et ce, même après un quart de siècle de carrière. Je n'ai jamais été tellement satisfait en ce sens que je pense qu'il y a toujours quelque chose à faire, à perfectionner dans notre beau métier. Et tant qu'on a envie de faire quelque chose, il y a de l'espoir ! J'ai consacré ma vie entière à mon métier. Je lui ai tout donné et ne le regrette pas puisqu'en retour il m'a apporté d'énormes joies, toutes les joies. Je recommencerais si c'était à refaire et, dans les mêmes conditions avec toutes les joies, toutes les peines et tout le travail que cela comporte »


Luis Mariano, septembre 1969

 

 

Les douze derniers mois de son existence furent un malheureux concours de circonstances.


Pourtant, Mariano devait savoir ce qu'il faisait et connaissait parfaitement ses possibilités et ses limites. Mais le problème majeur est qu'il s'obstina de se reposer et de se faire soigner convenablement. Il se refusait déjà à penser qu'il puisse être en mauvaise santé.
Et puis, il n'était pas question pour lui d'interrompre les représentations de la Caravelle d'or au Châtelet. Il ne voulait en aucun cas faire subir au personnel du Théâtre les conséquences de cet arrêt.

 

Il aurait absolument fallu qu'il se reposât beaucoup plus tôt et davantage, mais, hélas, il eut été jusqu'aux limites extrêmes de sa résistance. C'est une accumulation de fatigue, une infection intestinale mal soignée, une hépatite virale et une automédication peut-être abusive et mal appropriée qui affaibliront considérablement son organisme durant la dernière année de sa vie.

 

Certes, Mariano fut très mal en point, mais vraisemblablement en voie de guérison vers la fin du mois de juin 1970. En revanche, ce qui paraît certain, ce sont les dégâts irrémédiables au cerveau causé par ce qui semblerait être une erreur médicale grave, dont les explications seront données en détail à la fin.

 


« Des médicaments, j'en prends tout le temps.

Il suffit que j'entende dire par quelqu'un que telle chose est bonne pour le foie,

ou pour l'estomac, immédiatement je l'achète et je commence le traitement.
Je suis extrêmement influençable pour toutes ces questions. »

Luis Mariano, mai 1970

 

 

Le refus de se ménager

 

Tout a commencé au printemps de l'année 1969 par une faiblesse générale et l'apparition d'une fatigue de plus en plus constante. C'est l'époque où il revenait d'une longue tournée, en France et en Belgique, avec l'opérette « Le Prince de Madrid ».
Cette épuisante tournée succédait elle-même à deux saisons de ce même spectacle au théâtre du Châtelet, à raison de onze représentations hebdomadaires.

 

Mais il ne s'arrêtera pas pour autant.

 

C'est au contraire un véritable marathon et il va poursuivre une succession de spectacles ininterrompus et difficiles durant lesquels il devait dépenser beaucoup d'énergie.

Pourtant, Mariano manifeste des signes de fatigue de plus en plus évidents et il termina cette tournée, complètement épuisé.
Cela ne l'empêche pas de repartir aussitôt pour une série de Galas et tours de chant en Espagne, qui dura tout l'été.

 

Luis Mariano au Canada lors du tournage de "Sous le ciel de Montréal" le 30 septembre 1969
À Montréal avec Claude Valade dans un studio d'enregistrement, septembre 1969

 

Au début du mois de septembre, pour ne pas rester inoccupé, Mariano s'envole pour le Canada afin de donner une longue série de représentations de l'immuable « Chanteur de Mexico » au Québec. Il enregistre également deux chansons et terminera son séjour canadien avec l'enregistrement le mardi 30 septembre de deux épisodes d'une série télévisée intitulée « Sous le ciel de Montréal ». Il commence à perdre du poids et on remarque déjà sa déficience physique.

 

De retour à Paris en octobre, bien que très fatigué par la tournée et le décalage horaire du voyage, il reprendra la route pour aller fêter les ultimes représentations du « Chanteur de Mexico » à Lille avant de s'attaquer - début novembre - aux répétitions de sa nouvelle opérette « La Caravelle d'or ». Le même mois, il enregistra le disque de l'opérette et la première représentation de celle-ci eut lieu le vendredi 19 décembre 1969 au théâtre du Châtelet.

 

Cette opérette fut trop rapprochée de la précédente.

Durant les répétitions, Mariano est loin d'être en forme : ses traits sont tirés, il a moins d'entrain, demeure très souvent silencieux et semble moralement affligé.

 

Au mois de décembre, il est atteint d'une infection intestinale - colite inflammatoire et gastroentérite virale - qui va traîner plusieurs mois.

 

 

« À en croire le dernier France-Dimanche, je suis complètement foutu... pourtant, quand ils sont venus me voir, je leur ai seulement dit que j'étais fatigué... »
Luis Mariano, avril 1970

 

 

La presse à scandale aime relayer les rumeurs, surtout si elles sont croustillantes

 

 

Le début du calvaire

Son calvaire débute au début du mois de janvier 1970.

 

Il est de plus en plus fatigué. Le virus intestinal a affaibli considérablement Mariano, qui chante toujours avec une fièvre qui tendrait à persister.
Il perd encore du poids, sa bonne humeur et son célèbre sourire aussi. La lassitude le gagne. Il est taciturne, préoccupé et surtout absent.

 

En février et mars, la métamorphose de Mariano se poursuit. Il a de plus en plus de difficultés à se concentrer sur la partition. Jour après jour, il lutte, mais il finit par tomber en syncope. Ces pertes de connaissance deviennent répétitives.

 

Il daigne enfin se faire doubler à deux reprises.

 

À partir du mois d'avril, l'état de santé de Mariano va se dégrader rapidement. Il se sent de plus en plus faible et sa capacité de résistance, sur laquelle il a si souvent compté, lui fait désormais défaut. Mais il refuse de s'arrêter.
Il se plaint souvent du ventre. Les traits sont marqués, ses joues se sont creusées et le maquillage est accentué pour masquer son teint blême. Avant d'entrer en scène, une infirmière lui fait des piqûres de fortifiants.
Il devient méconnaissable, sa maigreur est frappante. Il flotte dans ses costumes. Seul son regard est intact. Il perdit au total près de quatorze kilos et l'habilleuse est obligée régulièrement de reprendre ses costumes de scène.

 

Lors des changements de costumes, afin de lui éviter des déplacements et de la fatigue supplémentaire, la direction lui aménage une loge près du plateau côté cour.

 

Les traits tirés et le teint blême, Mariano est de plus en plus fatigué ( La Caravelle d'Or 1970 )

 

 

Bien que Mariano continue d'assurer les représentations, à bout de force il doit certains soirs renoncer à se rendre au théâtre.

 

Mariano voulait absolument tenir jusqu'à la fermeture annuelle du Châtelet, qui était fixée le 18 mai, mais le destin en décidera autrement. Complètement épuisé, il donna sa dernière représentation le dimanche 10 mai 1970 en matinée. Sa voix se brisa dès son entrée en scène et le rideau sera aussitôt baissé. L'air d'entrée était « Soleil ». Il ne remontera plus jamais sur scène.

 


« J'ai perdu en deux ans, mon père et ma mère.
Je me suis aperçu à ce moment, qu'on pouvait mourir.
Et quand la mort viendra, elle ne me surprendra pas.
J'y suis préparé. »

Luis Mariano, mai 1970

 

 

L'hépatite virale

 

Mariano était atteint d'une hépatite virale et, très vraisemblablement, d'une affection aiguë de l'hépatite B.  La période qui s'écoule entre l'infection et l'apparition des premiers symptômes est assez longue et peut durer plusieurs mois.
Les symptômes de cette maladie durant cette période sont : une sensation de grande fatigue, voire d'épuisement, de la fièvre, des malaises, la perte de l'appétit, des troubles digestifs et des douleurs abdominales. L'amaigrissement peut être important. Après cette période d'incubation, une coloration jaune de la peau et des muqueuses apparaît et est appelée couramment jaunisse. L'hépatite virale est alors déclarée.
Cette affection inflammatoire du foie n'a pas de traitement spécifique, mais elle exige certaines précautions, comme ne pas boire de l'alcool et ne pas prendre de médicaments qui pourraient être toxiques pour le foie. Elle exige également un alitement, car l'organisme a besoin de beaucoup de repos.

 

En revanche, la destruction des cellules infectées par ce virus laisse de grosses cicatrices qui au cours du temps peuvent aboutir à une fibrose du foie et causer, dans certains cas, un cancer. C'est la raison pour laquelle l'hypothèse d'un cancer aurait été également avancée, mais il s'agirait là d'une rumeur sans fondement et pour laquelle il serait hasardeux de faire davantage de commentaires.

 

Mariano, très amaigri, avec Pilar de Oro et Alfredo Gil ( du ballet de La Caravelle d'Or ) en 1970

 

Quelques jours après sa dernière représentation au Châtelet, Mariano se réveilla un matin tout jaune. Le médecin appelé en urgence diagnostiqua une hépatite virale et l'obligea à rester alité. « Ce sera long, mais sans complications », déclare ce dernier avant de repartir.

 

Le dimanche 24 mai, secoué de frissons de fièvre, Mariano embarque dans sa voiture et part à Arcangues pour enfin se reposer et se soigner. Durant un long mois, il restera pratiquement toujours couché dans sa chambre au premier étage et refusera toute visite.

 

À la fin du mois de juin, sa santé semble s'améliorer.
Il se lève plus souvent, sort sur la terrasse et descend pour prendre ses repas dans la salle à manger. Il avait repris un peu de poids, se sentait mieux et faisait même des projets.

 

Avril 1970 : la métamorphose de Mariano. Ses dernières photographies en public

 

 

« J'aimerais m'arrêter le plus tôt possible, et pourtant, mon métier est tout pour moi.

Je dis cela, et, quand je vois que tous mes camarades
continuent à chanter jusqu'à soixante-dix ou quatre-vingts ans,
j'ai bien envie de faire comme eux... si Dieu me prête vie.
»
Luis Mariano, mai 1970

 

La presse annonce sa fin

 

L'héparine

 

Le jeudi 2 juillet, la fatigue le reprend un peu. Il fait alors venir un cardiologue, car il pense avoir également quelques petits soucis du côté coeur. En fait, Mariano s'essoufflait assez souvent lorsqu'il montait, par exemple, un escalier. Cet essoufflement s'accompagnait d'un point de côté. Le médecin lui détecta une insuffisance coronaire sans gravité, c'est-à-dire un rétrécissement de l'artère coronaire qui réduisait l'oxygénation du cœur, mais qui pouvait à la longue entraîner une insuffisance cardiaque. Pour prévenir tout risque d'accident cardio-vasculaire, il lui prescrit un traitement anticoagulant : de l'héparine par injection.

Le lendemain, une infirmière vient lui faire sa première injection à l'aide d'une seringue. Mais la piqûre lui provoque un énorme et douloureux hématome violacé au ventre. Le médecin, aussitôt averti, ordonne de le faire transporter dans une clinique située à Urt, près de Bayonne, pour continuer le traitement en perfusion.

 

Les derniers jours

Le samedi 4 juillet, il entre en clinique.

 

Le lendemain dimanche, il eut de la visite et il semblait se sentir un peu mieux. S'il ne connaissait pas la nature exacte de son mal, Mariano ne pouvait se méprendre sur la gravité de son état.

Lundi 6 juillet, il se réveille avec de violents maux de tête. Devant cet état, les médecins décident de débrancher la perfusion d'héparine. Malheureusement, une forte réaction à cette substance eut pour conséquence de lui provoquer un accident vasculaire cérébral hémorragique et de le plonger dans le coma.

Le mercredi 8 juillet, des soins lui sont toujours prodigués en vain. Il survit en permanence dans le coma sans aucune amélioration. Les médecins lui firent un encéphalogramme et constatèrent des lésions cérébrales graves et la présence d'un caillot sanguin. Mais l'opération sera impossible à réaliser dans cette clinique.

 

En fin d'après-midi, cependant, dans un sursaut, Mariano se redressa subitement quelques secondes et aurait entonné l'air de « Olé, Torero » puis sombra de nouveau dans un coma profond. Impuissants devant son cas, les médecins décidèrent ce jour-là un transfert sur la capitale.

 

Le lendemain - jeudi 9 juillet - il embarque dans un avion sanitaire à l'aérodrome de Biarritz destination Paris.

 

Avant le départ, on lui a introduit une canule dans la trachée pour permettre une respiration assistée. Un hélicoptère l'attendra pour l'emmener directement à l'Hôpital de la Salpêtrière où il arrivera vers 20 h. Il sera conduit au service de réanimation et placé sous une tente à oxygène.

Le vendredi 10 juillet, le diagnostic tombe : Hépatite généralisée avec hémorragie cérébrale double accompagnée de symptômes de paralysie du système neuro-sympathique.
Les dégâts sont considérables et il est déclaré inopérable.

Mardi 14 juillet, Luis Mariano rend son dernier souffle à 23 h 50.

Le rideau tombe cette fois sur la scène de sa vie qu'il aura traversée comme un météore.

Il aurait eu 56 ans le mois suivant.

Le vendredi 17 juillet, au matin, aura lieu la levée du corps dans la cour de l'hôpital et Mariano sera enterré le lendemain dans le petit cimetière d'Arcangues au Pays Basque.

 

 

.

 

1) Il faut tout de même savoir que l'hépatite virale de Mariano était en voie de guérison ( fin juin ) juste avant qu'il ne prenne de l'héparine.

 

2) Début juillet, on lui détecta une insuffisance coronaire sans gravité.
Pour pallier cette insuffisance coronaire, les médecins ( cardiologue et ceux de la clinque ) s'accordèrent à placer Mariano en perfusion intraveineuse continue avec cette substance.

 

3) Que le risque hémorragique fait partie des effets secondaires dits indésirables les plus fréquents de l'héparine. Il est donc clair que l'efficacité anticoagulante de l'héparine s'accompagnait indéniablement d'un risque de complication hémorragique potentiellement grave.

 

4) Enfin, en dehors des effets secondaires, il est également mentionné trois choses très importantes sur l'héparine :

 

a) Que le risque de complication hémorragique dépendait aussi d'un certain nombre de facteurs tel que le dosage, l'âge du patient et le type de perfusion ( en continu ou non ). En terme de dosage, par exemple, il est bien indiqué que l'hémorragie interne ou une réaction allergique grave pouvaient être les signes que la dose d'héparine était trop élevée. Qu'une surveillance était donc indispensable, compte tenu du caractère peu prévisible de l'effet en fonction de la dose injectée.

 

b) En injection sous-cutanée, l'apparition de bleus ou de zones violacés sur la peau fait également partie de ces signes. Or, lorsque l'infirmière lui fit sur le ventre la première piqûre, celle-ci lui provoqua un énorme et douloureux hématome violet au ventre.
Le médecin s'est alors simplement borné à dire que la piqûre était mal faite, mettant uniquement en doute l'expérience de l'infirmière et non les effets du produit.

 

c) Que les personnes qui souffraient d'affections du foie devaient être étroitement surveillées si elles recevaient de l'héparine, et en aucune manière en cas d'atteinte grave du foie.

Tout ceci est révélateur, très grave et appelle trois questions :

 

1) En termes de sécurité, est-ce que les modalités de posologie et de surveillance biologique ont elles été respectées par les médecins ?

 

2) Est-ce que l'insuffisance coronaire de Mariano nécessitait-elle vraiment un traitement à l'héparine aussi lourd ?

 

3) Pourquoi a t'il été prescrit de l'héparine à un patient qui avait une hépatite virale alors que ce médicament ne doit absolument pas être utilisé en cas de maladie grave du foie ?

 

En conclusion, la mort de Mariano aura été la conséquence d'une erreur médicale grave.

On pensait l'hépatite virale responsable - alors que Mariano était en bonne voie de guérison - et c'est finalement l'héparine qui le terrassa d'une hémorragie au cerveau.

 

 

                                                                    Christian CADOPPI

 

 

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Notes et références sur l'Héparine :

- « Principe et règles d'utilisation des Héparines » par le Docteur François SCHIELE du Centre Universitaire Hospitalier de Besançon ( novembre 2001)


- Pharmacologie de l'Héparine du Centre National de Pharmacovigilance.

 

- Extrait des fiches de renseignements de la base de données des médicaments de « Santé-MediResource ». Santé-MediResource offre un contenu qui a été créé ou révisé par des professionnels de la santé et par des rédacteurs qualifiés spécialisés dans les sujets médicaux et qui en assurent l'exactitude clinique.

 

- « Syndromes hémorragiques et Héparine » par le Dr. Waldner du CHU de Grenoble. Document issu du Corpus médical de la Faculté de Médecine de Grenoble. 1995.

 

- « Le traitement héparinique » : dictionnaire VIDAL, la référence en matière d'information sur le médicament.

 

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9 Commentaires

  • #1

    Claude Corriveau (vendredi, 07 août 2009 15:27)

    Nous ne savions rien de tout cela, ici au Canada. Nous rendions compte qu'il avait vieilli assez rapidement, mais aucun soupçon de sa maladie d'ou notre étonnement lors de son décès.
    Nous avons perdu l'étoile des étoiles...Soleil

  • #2

    Francis Lacroix (vendredi, 07 août 2009 17:00)

    Merci pour ces émouvantes informations dont certaines sont inédites.N'étant pas médecin, je ne puis réagir ni apporter un commentaire aux précisions médicales contenues dans cet article mais je vous fais confiance,cher Christian:vous les avez certainement recueillies à bonne source.

  • JimdoPro
    #3

    Christian CADOPPI (vendredi, 07 août 2009 19:14)


    Merci, Francis, de votre commentaire.

    L’héparine injectable doit être employée avec beaucoup de prudence, car elle s'accompagne indéniablement d'une part d'un risque hémorragique et doit être, d'autre part, absolument évitée en cas de maladie hépatique ( il est clairement indiqué sur les fiches du médicament que l'Héparine ne doit pas être utilisée dans le cas d'une maladie grave du foie ) et puis compte tenu du risque hémorragique, une surveillance biologique accrue aurait été indispensable ( il s'agit de la surveillance régulière de la numération de plaquettes ) durant le traitement d'Héparine qui était, je le rappelle, en injection continue.

    Oui, Francis, bien sûr, j'ai, effectivement, effectué des recherches documentaires sur le sujet : Encyclopédie médicale, manuels de médecine, revues médicales et pharmaceutiques et enfin sur Internet : Forums médicaux et sites Internet spécialisés ( Santé-MediResource ). Je viens d'ailleurs d'indiquer mes notes et références en bas de page de mon texte.

  • #4

    GUY RAINVILLE 7AOUT 2009 (vendredi, 07 août 2009 19:41)

    MERCI M CADOPPI
    POUR LES INFORMATIONS SUR LES DERNIERS MOMENTS
    DE L. MARIANO VALEUR SUR ET PRÉCIEUSE ICI AU
    QUEBEC NOUS N AVIONS PAS CES INFORMATIONS
    VOICI UN DOCUMENT PRÉCIEUX JE VOUS FÉLICITE POUR VOTRE MERVEILLEUX TRAVAIL ET J ESPERE POUVOIR VOUS RENCONTRE L AN PROCHAIN A L ANNIVERSAIRE DE LUIS MARIANO SINCERE REMERCIEMENT POUR LE TRAVAIL QUE VOUS FAITE
    GUY RAINVILLE

  • #5

    Erna (lundi, 10 août 2009 16:17)

    Merci pour ce témoignage Cher Christian; j'étais plus ou moins au courant de ces informations. Concernant l'héparine, je sais qu'elle peut remplacer temporairement (délai assez court) le sintrom quant il est queston d'interventions chirurgicales (e.a. chez le dentiste), mais à éviter à long terme.
    N'étant pas experte (ou si peu) dans le domaine médical, il est très difficile d'émettre une opinion sur ce qui s'est passé il y a 40 ans.

  • JimdoPro
    #6

    Christian CADOPPI (lundi, 10 août 2009 17:54)

    Et bien moi, je me permets d'émettre tout de même une opinion et sans vouloir être péremptoire dans mes conclusions, je persiste néanmoins à dire que c’est finalement l’héparine qui le terrassa d’une hémorragie au cerveau. C'est une évidence qui, que je sache, ne peut à ce jour être écartée définitivement. Je ne prétends pas naturellement détenir la vérité absolue sur sa situation de santé des derniers mois de son existence, seul le principal intéressé la détenait. Simplement que sur cette question, je me suis efforcé à me poser les questions essentielles, à leur trouver des réponses crédibles afin de pouvoir construire des arguments. Un argument, par définition, est destiné à convaincre de la validité d'une information ou du bien-fondé d'un témoignage. Sans argumentation documentée venant appuyer une telle thèse, on aboutit inévitablement dans de multiples déclarations qui sont souvent sources de malentendus. En tout cas, merci Erna de votre message.

  • #7

    jasmine0059 (dimanche, 16 août 2009 17:54)

    louable intention que de tout expliquer même le difficile à envisager pour que ce site reste digne de LM. Une nuit de feux d artifice..supposons que c était son clin d oeil pour nous dire au revoir et arriver au ciel en pleine lumière comme il se devait !

  • #8

    marlène teske (vendredi, 20 août 2010 21:33)

    très étonnée par l'article concenant l'héparine, néanmoins j'ai la certitude que si il y avait eu une erreur médicale, patchi lacan aurait fait le nécessaire pour rétablir la vérité sur le décès de mariano sans laisser cette erreur médicale impunie.

  • JimdoPro
    #9

    Christian CADOPPI (vendredi, 20 août 2010 22:46)


    Mais c'est pourtant la réalité, Marlène !
    Et Patchi à lui-même relata les faits lors d'une interview pour la revue basque « atalaya » en 2005 ( page 36 ), je cite : [...] « En fait, il n'est pas mort de l'hépatite, qui était plutôt en bonne voie de guérison, mais de ce produit, l'héparine, qui est allé directement dans le sang et qui à provoqué l'hémorragie au cerveau » [...] fin de citation.
    Je n'ai fait que d'approfondir et développer ensuite les circonstances de cette mort tragique et révoltante.

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