La voix de Luis Mariano est une voix qui ne ressemble à celle de personne. Son timbre puissant et velouté était unique et reste inégalé aujourd'hui
encore. Il fut doté d'une voix exceptionnelle dans la tessiture et sa solidité, et surtout d'un instinct vocal extraordinaire.
À l'apogée de sa carrière, Mariano pouvait jongler avec les notes sur une échelle qui allait du « do grave » ( do2 ) au « contre-ré b aigu » ( do4 + un demi-ton ) qui
représente une étendue de voix de 2 octaves + un demi-ton.
( Photo collection José Crespo Larraza )
C'est à la fin des années 20 que le jeune Mariano Gonzalez fit véritablement ses premières armes dans le chant comme choriste dans le choeur basque « Irun'go Atsegiña ».
En 1932, il intègre la célèbre chorale « l'Orfeón Donostiarra ».
1937, il entre comme second ténor au sein de l'ensemble vocal et chorégraphique « Eresoïnka », la grande formation nationaliste basque espagnole. Ce sont ses débuts comme soliste
dans un choeur. Il apprendra à développer son autonomie vocale dans le groupe.
Septembre 1939, Mariano est recruté pour les vendanges dans une propriété viticole bordelaise. Pour se donner de l'énergie et du coeur au ventre, il se met à chanter. Remarqué par
L'homme chargé du recrutement pour ses prouesses lyriques, celui-ci l'encourage vivement à s'inscrire au conservatoire de musique.
La décision de Mariano ne se fera pas attendre et il suivra les recommandations du recruteur.
Les vendanges terminées, Mariano sera alors à la recherche d'une certaine virtuosité vocale et prédestiné à l'art du chant lyrique - grâce à sa voix déjà remarquable qu'il n'a pourtant pas travaillée - il se présente au concours, auditionne et entre enfin au Conservatoire de Bordeaux au mois de décembre 1939.
Il apprend alors qu'une voix de ténor pour être bien construite doit être bâtie chaque jour. Il doit pour cela travailler dur et c'est à cette époque que Mariano prit pleinement conscience de ses possibilités vocales. Il s'attaque alors aux airs les plus difficiles du grand répertoire lyrique et un jour qu'il chante l'air admirable de la « Mattinata » de Leoncavallo, il s'amusera à reprendre cinq fois de suite le splendide passage du « la » aigu devant ses camarades ébahis. Oeuvre musicale qui lui avait, d'ailleurs, ouvert les portes du Conservatoire lors de son examen d'entrée.
Il doit préserver ce don et l'entretenir pour mieux le perpétuer.
Septembre 1942, Mariano, quitte le Conservatoire, se rend à Paris et reçoit des leçons du grand maestro Miguel Fontecha. Le professeur écoute et observe le jeune ténor. Après audition, le
maestro apprécie à sa juste valeur les aigus de Mariano, mais il constate aussi une faiblesse dans la technique qui risquerait de mettre rapidement en péril ses précieux aigus.
Ce professeur le persuade d'un certain nombre de vérités qui seront indispensables au plein épanouissement de son don naturel. Il lui explique les exercices vocaux à pratiquer et la manière de les réaliser. Le but est de « muscler » en douceur les cordes vocales, de préserver ce don et l'entretenir pour mieux le perpétuer.
Pour cela, plus aucune note aiguë et l'apprentissage d'une technique maîtrisée pour développer les capacités de sa voix et accorder harmonieusement sa tessiture.
Le danger pour un jeune ténor est l'impatience et le manque de technique. Au-delà du don, il faut du travail et de la prudence. Et pour Fontecha, une technique minutieusement préparée et bien
dominée est la base de la longévité. Cet éminent professeur va lui enseigner le « bel canto », technique de chant dans la plus pure tradition lyrique italienne se caractérisant
par la beauté du son et la recherche de la virtuosité.
Il lui demande, entre autres, de travailler davantage le médium de sa voix et de ne chanter qu'en demi-teinte sans jamais donner toute l'ampleur de la voix. Il lui apprit ensuite à ne pas
appuyer ( poitriner ) les notes graves qu'il devait « détimbrer » pour éviter de comprimer sa voix, et, le cas échéant, de perdre ses aigus.
Enfin, il lui apprend d'accorder la résonance et la fréquence de sa voix en concentrant l'énergie acoustique sur une zone précise du larynx afin de bien placer ce dernier et ainsi obtenir un timbre plus incisif et plus large au fur et à mesure de la montée de la gamme.
C'est ainsi que petit à petit Mariano affine son contrôle auditif et ses sensations internes. Le travail se fit en finesse, mais il est répétitif, ennuyeux et très long. Il durera une
année.
L'apprentissage sera néanmoins très profitable pour ne pas dire extrêmement bénéfique pour Mariano. Grâce au professeur, à ce labeur et à la ténacité de Mariano, sa voix sera plus
généreuse, le timbre rond et coloré s'épanouissant sur des aigus qui seront - et demeureront - plus rayonnants. Un atout de plus qui sera la clé de sa réussite.
Noël 1943, « Don Pasquale » de Donizetti, sera, dans la grande salle du Palais de Chaillot, sa première incursion comme soliste dans le
domaine de l'opéra. Il se classait alors comme un ténor dit « léger ». Sa voix claire s'élève sans peine pour s'épanouir avec légèreté ; le timbre est pur et limpide. Utilisant
la « voix de tête », il chante en demi-teinte avec beaucoup de souplesse. Mariano nous gratifie également d'un contre-ré bémol du meilleur goût. Son registre est encore limité,
mais sa voix de « jeune ténor » ne demande, néanmoins, qu'à prendre plus de corps et de rondeur.
À partir de 1945, Mariano entame une carrière mémorable dans l'Opérette à grand spectacle.
Il est incontestable que, de « Don Pasquale » ( 1943/1944 ) à « La Caravelle d'Or » ( 1970 ), la voix de Mariano avait beaucoup évolué.
Une voix mixte appuyée.
Écouter Mariano chanter la romance de Léandre de la Tabernera del puerto en 1947 est un véritable moment de bonheur.
L'évolution faisant son chemin, Mariano passe très vite à la vitesse supérieure et du ténor léger il devient un ténor dit « demi-caractère » - ou ténor lyrique léger - catégorie
occupant une position intermédiaire entre le ténor léger et le ténor lyrique. Il possède alors le timbre du ténor léger dans l'aigu et celui du ténor lyrique sur le reste de la tessiture.
Au tout début des années 50, Mariano avait les capacités de chanter en « voix mixte appuyée », une savante technique qui mêle harmonieusement la voix de tête et la voix de
poitrine et qui offrait davantage d'épaisseur et d'intensité à son timbre de ténor lyrique léger.
Il avait également la particularité de chanter toujours avec le sourire. En effet, les lèvres tirées en arrière au niveau des commissures en découvrant les dents étaient pour lui en
quelque sorte une technique vocale qui lui permettait, d'une part, de bien placer sa voix ( la voix est plus riche en aigus ) et, d'autre part, de donner un sentiment de facilité.
Il était capable de nuancer et de colorer sa voix dans toutes les positions intermédiaires de sa tessiture. Mélangeant ainsi la « rondeur » et la « brillance » de sa
voix, il pouvait monter très haut dans les notes aiguës, notamment en voix mixte et émettre des aigus supérieurs au contre-ut.
Une voix qui pouvait convenir aussi bien à l'opéra, à l'opérette et à la chanson de variété.
Mariano, c'est indéniable, aurait pu faire merveille dans le grand répertoire lyrique et faire une carrière à l'Opéra. Il en avait les moyens vocaux. Il fut, en fait, doté d'une voix éclatante aux aigus impressionnants, suffisamment ample et souple pour convenir aussi bien à l'opéra qu'à l'opérette et à la chanson de variété. En revanche, il ne fait aucun doute que le Music-Hall et l'opérette auraient perdu un artiste de premier plan. A contrario, Mariano à l'opéra n'aurait probablement pas connu le vedettariat.
La voix de Mariano était d'une couleur extraordinaire et ce qui était phénoménal, c'est avec quelle facilité il passait d'un genre à un autre. Il restera, je pense, inégalable dans ce domaine.
En effet, la voix d'un chanteur lyrique, en principe, se différencie d'un autre chanteur par l'étendue de sa voix ainsi que par son timbre.
De façon générale, le ténor aura donc toujours tendance à « placer » sa voix dans un registre qui permettra de donner à celle-ci toute son ampleur. Ceci visant à produire un son
puissant qui sera le type d'émission vocale le plus habituel, d'un chanteur lyrique.
Or, Mariano se distinguait des autres ténors, car il avait différentes façons d'émettre sa voix.
Il avait une émission extrêmement riche et souple qui lui permettait avec une facilité déconcertante de nuancer son chant à son gré. Il pouvait, sans peine, se servir puissamment de sa
voix pleine jusqu'à la voix de fausset en passant par une émission mixte et un timbre de crooner, pour la chanson de variété. Il jonglait avec tous les sons de sa voix.
Selon moi, sa voix trouve toute sa richesse et son ampleur au milieu des années 50, dans la période s'étalant du « chanteur de Mexico » à « Marco-Polo ». L'intonation est alors plus chaude ; son registre s'est étoffé et son célèbre contre-ut trouve alors toute sa plénitude. Au meilleur de sa forme, son aigu pouvait s'épanouir sans limites.
En 1951, dans « Le chanteur de Mexico », Mariano est dans une excellente forme vocale et atteint même un très haut niveau dans ce domaine. Il maîtrise parfaitement sa
technique, la voix est brillante, le souffle intarissable et c'est avec un large sourire et beaucoup d'aisance qu'il lance, avec habileté, ses notes effilées en voix de tête, en
poussant loin ses effets dans l'aigu jusqu'aux éclatants et puissants contre-ut à pleine voix.
En 1953, dans le film « L'aventurier de Séville », la superbe « chanson de la montagne » est un véritable morceau d'anthologie. Mariano y est splendide, la voix est
plus que jamais rayonnante et ses vocalises intensément lyriques resteront mémorables.
La tessiture et la solidité de sa voix font merveille dans toutes les mélodies. Il excelle dans divers répertoires et particulièrement dans celui des sérénades espagnoles. On en a
pour preuve l'exemple de l'enregistrement en 1956 de sa première version de « Granada ». Dans cette version, sa voix est agréablement bien timbrée et le rythme plus enlevé
que la version de 1963. Mariano est à l'époque très tonique et sa voix est particulièrement chaude, nuancée et modulable à souhait. Ses contre-ré et ses contre-ut sont
saisissants.
Dans la chanson « Valencia mia », qui date également de 1956, sa voix est un véritable régal pour les oreilles.
La voix de Mariano était inimitable et son répertoire pas si facile à interpréter.
Le répertoire de Mariano n'est pas si facile à interpréter et lui-même était inimitable. Il n'avait aucune difficulté à user du « légato », ce lien qui assure la continuité de la phrase musicale sans détacher les notes. Il n'y avait que lui, par exemple, pour interpréter avec virtuosité le célèbre « Mexico », chanson titre du chanteur de Mexico.
En effet, dans le refrain ( le « Mexi-i-co »), lui seul avait cette facilité - qui n'avait pas son pareil - d'émettre en voix de fausset cette fameuse note en « glissando », c'est-à-dire, cet effet de « glisse » plus ou moins rapide entre-deux notes avec une montée de voix très aiguë, qui n'était pas sans rappeler le fameux « grito » ( le cri en Mexicain ) des groupes mariachis.
De 1959 à 1961, c'est « Marco-Polo », une opérette épique particulièrement difficile à chanter avec des écarts de tessiture importants qui inévitablement fatigueront vocalement
Mariano au fil des représentations. Le grand air de « Cavaliers » en est un exemple, mais il arrive néanmoins à interpréter ce morceau de bravoure avec une extraordinaire maestria.
C'est à vous couper le souffle ! Ses aigus éclatent et volent très haut. Il arrive sur scène - monté sur un cheval - en poussant un contre-ut à pleine voix et, dans le final, la tessiture
s'attarde longuement sur la quinte aiguë et se termine encore par un contre-ut.
Après « Marco-Polo », sa voix, qui fut donc très sollicitée, se modifia encore un peu.
Des voyelles ouvertes sur la note aigüe finale.
Entre 1962 et 1966, le timbre change un peu de couleur, il est un peu plus sombre, mais l'étendue vocale est encore présente. La voix est toujours en place, vive et solide. Les quelques classiques religieux, les chansons napolitaines ainsi que celles consacrées aux classiques espagnoles, qu'il enregistre durant cette période, restent mémorables.
Il est reconnu dans le monde entier que l'italien est la langue idéale pour le chant en raison de ses nombreuses voyelles ouvertes, qui produiraient un effet favorable sur la portée dynamique
des notes aiguës. Dans les textes des chansons qu'on lui écrivait, Mariano souhaitait toujours le plus possible de voyelles ouvertes sur la note aigüe finale. Plus la voyelle est ouverte,
plus haute, plus intense et plus facile sera l'émission de la note.
Il aimait également les mots colorés, le mot « or », le mot « fleur », le mot « coeur ». C'était des mots qui lui étaient faciles à prononcer, et surtout parce qu'ils reflétaient son état d'âme.
Mariano était un éclat de couleur et de Soleil.
En 1967/1968, Mariano s'attaque aux partitions du « Le Prince de Madrid », une autre opérette « grand style » qui n'épargnera pas non plus sa voix et s'avérera, au contraire, épuisante pour celle-ci.
Durant la deuxième saison de l'opérette, la voix perd de sa souplesse et de sa puissance. Elle n'a plus la fraîcheur de ses meilleures années. Il « poitrine » davantage ses notes, la voix « bouge » ; le haut du registre est moins clair et faisait tinter un large vibrato qui avait pour effet, dans une certaine mesure, d'influer sur le tremblement du son de sa voix et de rendre celle-ci beaucoup moins homogène. Ce phénomène flatte un peu moins l'ouïe de l'auditoire et devait avoir, je pense, la particularité de diminuer l'intensité de la voix et donc d'en limiter la hauteur. Le souffle est un peu plus court. On perçoit d'ailleurs les difficultés respiratoires de Mariano sur les vocalises du flamenco qui termine la chanson « Toréro ».
Une voix en déclin.
Son amaigrissement a aussi affaibli considérablement ses muscles vocaux. Cela aura pour conséquence d'alourdir fortement la couverture du son de sa voix qui, cette dernière, perdra inévitablement de son intensité et de son éclat.
Néanmoins, Mariano fera toujours sensation. Il apparaîtra encore brillant, car il s'en sortait toujours même dans ses moments de faiblesse.
L'émission répétée durant sa carrière des notes élevées de sa tessiture, le surmenage, la maladie, et les autres pressions auxquelles il était soumis sur scène lui demandaient de
véritables efforts physiques qui avaient, indéniablement, des répercussions sur le système nerveux et les cordes vocales. On dira que Mariano a trop chanté, qu'il ne s'est pas
toujours ménagé et que ce fut très préjudiciable pour sa voix et pour aussi, hélas, sa santé !
Mariano victime du progrès ?
Après avoir tiré les conclusions du changement de la voix de Mariano au cours de la dernière décennie, une mise au point semble néanmoins nécessaire concernant les enregistrements studio de cette époque. En effet, un élément primordial - et qui donne lieu à réflexion - joua en sa défaveur lors de ses enregistrements.
Au cours des années 60, les studios d'enregistrement s'étaient équipés de nouveau matériel pour la prise de son. Ils utilisaient ce qu'on appelle un « limiteur-compresseur ». Cet
appareil permettait d'obtenir un maximum de niveau, mais jusqu'à un certain seuil. En effet, paradoxalement que cela puisse paraître, cet équipement amplifiait harmonieusement la voix de
Mariano lorsqu'il chantait doucement et au-delà de la limite fixée par ce système, la proportion entre le niveau d'entrée et celui de sortie changeait. En d'autres termes, plus le nombre de
décibels était élevé en entrée, plus la compression augmentait, divisant ainsi le nombre de décibels par deux en sortie.
Ce qui signifie que, lorsque Mariano poussait la note, le signal passait ce fameux seuil limite, ce qui avait pour effet de diminuer considérablement le son de sa voix.
C'est Maurice Grosjean, directeur artistique de Mariano à l'époque, qui en avait fait le décevant constat. M. Grosjean exigea alors la non-utilisation de cet appareil pour les enregistrements des chansons du Prince de Madrid. Comme cela était impossible, il décida alors de faire baisser le niveau de l'orchestre et de compenser cette perte de volume par un effet d'écho progressif dans les aigus. Ce « trucage » permettait de garder présente la voix du ténor.
Ce qui explique les commentaires très défavorables de Joëlle Monserrat sur ces enregistrements ( Prince de Madrid ) dans son ouvrage « Luis Mariano ». Alors même si les moyens vocaux de Mariano étaient, certes, moins brillants que dans les années 50, « les problèmes » évoqués par cet auteur se révélaient, en fait, d'être purement techniques.
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Avec le Maestro Miguel Fontecha en 1943

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14 Commentaires
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#1
BELLE ET INTERESSANTE SYNTHESE. A mon humble avis, sa voix avec cette couleur et douceur était, il est vrai, inégalable et dans tous les registres. Cependant, j apporte un bémol pour ce qui concerne l opéra...en effet, il faut avouer que LM - même s il chante bien certains airs - sa voix n est pas transcendante - a contrario de Pavarotti. Cependant, j ajoute que j ai "appris" la qualité d une voix grâce à ce ténor qui s appelait LM ! Il a eu donc tellement raison de choisir l opérette et la variété qui lui a permis de toucher le plus grand nombre..!
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#2
son irrintzina est pour moi des plus superbes !!!!
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#3
Admirateur inconditionnel sans réserve de LUIS MARIANO, voila un article très intéressant et très technique sur la voix de Luis Mariano qui m'a conforté sur ce que je pensais de cette voix inimitable.
Il va de soi que comme le dit l'article, je ne connais personne, non, personne qui ait cette clarté dans la voix avec cette facilité dans les aigus.
peut-être Mario Lanza..
Quand on écoute Mariano chanter les airs du répertoire italien (dans Mattinata par exemple)josé carreras à coté fait pale figure et pourtant c'est une référence ! ( je vais peut-être frisser jasmine0059..)
Ses atouts étaient nombreux, sans parler de sa voix, il était très bel homme, toujours souriant, une dentition magnifique (c'est mieux pour un chanteur !)
et une grande gentillesse.
Quant à sa voix, il pouvait la moduler à souhait avec puissance ou douceur, et ça , il était le seul.
pour tous ceux et celles qui aiment le bel canto, il est inoubliable... -
#4
Bonjour,
Je ne savais pas que le conservatoire de Bordeaux, je suis natif de cette ville, formait des chanteurs avec la technique italienne de chant, c'est à dire avec la respiration diaphragmatique, le soutien de la voix, cette dernière bien en place "en avant", la "posizione alta" etc.
C'est du pur bobard . Mariano n'a pas appris au conservatoire mais avec un prof particulier de 1939 à 1942/43 au 13 rue de Soissons à Bordeaux.
Je connais tout son parcours d'étudiant en chant et toute sa vie privée durant cette époque. -
#5
Bigre ! Vous semblez disposer de sources auxquelles je n'ai pas accès.
Votre avis est plutôt tranché, mais le principe de ce formulaire d'échanges est d'accueillir toutes les opinions et par là même de susciter le débat.
Certes, on peut toujours s'amuser à refaire l'Histoire, mais vous me semblez tout de même bien péremptoire dans vos affirmations Dr Yaeche.
Au Conservatoire de Bordeaux, les professeurs de Mariano étaient : Monsieur Raynal, pour le solfège ; Mmes Baron et Devèze, pour les vocalises et le placement de la voix et enfin la grande soprano Marthe Nespoulos, pour l'interprétation. Il y restera de décembre 39 à septembre 42. C'est la cantatrice Jeanine Micheau qui conseilla le jeune Mariano d'aller prendre des cours chez Miguel Fontecha à Paris.
La méthode italienne sera enseignée à Mariano uniquement par le maestro Miguel Fontecha à Paris de fin 42 à fin 43.
Où diable avez-vous lu sur ma page que je prétendais que le Conservatoire de Musique de Bordeaux formait des chanteurs avec cette technique ?
Pour le reste, qui pourrait témoigner de ce que vous rapportez ? Votre réflexion n'est pas argumentée. Ce que vous avancez est sans fondement et prétendre, en revanche, que ce que j'écris est « pur bobard », chacun appréciera la délicatesse du procédé et le souci du dialogue qui se dégage d'une telle assertion !
Lorsqu'on a une demande d'explication précise à faire, la moindre des politesses est d'y mettre un peu les formes.
Bref, relisez mon texte, vérifiez vos notes et vos sources. Et que ne ferait-on pas avec des « si » et des « pourquoi pas » ?
Vos prétendus arguments vous appartiennent. Mais c'est néanmoins faire bien peu cas du souci de la vérité historique.
Ou bien apportez les preuves de vos certitudes avec, cette fois, ce zeste de courtoisie qui font les intervenants de qualité.
J'attends donc avec impatience quelques éclaircissements à ce sujet. Merci. -
#6
Mise au point sur la propagande Internet de « l'affaire GUEARTI »
Propagande : Action systématique exercée sur l’opinion publique pour l’amener à accepter certaines idées ou doctrines.
Après enquête, il serait temps de recentrer le débat, car cette affaire et les propos de M. Yaeche sont purement et simplement des leurres !
Le pseudo professeur que M. Yaeche évoque est : le Maestro Clemente Guearti.
Clemente Guearti : personnage fantomatique, carrière plus ou moins fictive, mystification, artiste recensé dans aucun théâtre connu et cité uniquement sur un site avec une biographie relevant, davantage d'une histoire romanesque que de l'Histoire du chant lyrique.
Concernant Luis Mariano, il circule sur le réseau Internet ce genre d'information : « Mais son véritable professeur fut le Maestro Clemente Guearti (1892-1959), et non Miguel Fontecha, etc. » C'est FAUX !
Nous devons la divulgation de cette information erronée à M. Yaeche.
Sur le site de M. Yaeche, il est indiqué que c'est la fille du Maestro Guearti qui ouvrait chaque jour la porte à Mariano et qu'à l'époque -Patchi - qui accompagnait Mariano, lui servait de chauffeur.
On reste confondu devant tant de certitudes étalées au grand jour !
La première erreur de M. Yaeche est la suivante : Patchi fut, effectivement, le chauffeur de Mariano, mais seulement à partir du mois de décembre 1949. Alors qu'ici il s'agit d'événements datant du début des années 40 et Patchi ne connaissait pas encore Mariano.
Tout ceci est donc bien confus.
De toute façon, j'avais déjà eu l'occasion, il y a environ une année, de débattre de cette « énigme GUEARTI » avec Patchi Lacan au milieu de ses archives à Arcangues. Personne n'a entendu parler de ce GUEARTI dans l'entourage de Mariano et, officiellement, il n'y a rien dans les archives - pas plus que dans tous les témoignages ( ni même celui de Jeanne Lagiscarde qui fut l'agent artistique de Mariano à l'époque ) - ni dans aucunes des biographies de l'artiste, rien qui puisse faire référence à ce Maestro du nom de Clemente GUEARTI, qui, soi-disant, aurait donné à Bordeaux durant 3 ans des cours de chant à Mariano. Et curieusement, seul Internet divulgue cette propagande sur ce personnage.
Au travers de cette pernicieuse propagande, M. Yaeche - pour je ne sais quelles fins - nie en bloc la réalité. Il nie l'existence du passage de Mariano au Conservatoire de Musique de Bordeaux et des cours de chants donnés par le Maestro Miguel Fontecha à Paris. Et cela, au profit d'un endoctrinement appelé « GUEARTI »...!?
Un appât factice. Pourquoi ? Je l'ignore. Bref, c'est ce qu'on appelle sur Internet un « hoax » ( canular ).
Quant au Dr Roger Yaeche, il serait à priori l'héritier spirituel de ce mystérieux personnage. Mais M. Yaeche lui, continuerait visiblement a sévir sur Internet. Tout comme il semble vouloir faire passer l'imposteur Guearti - tel un virus sur tout le réseau du Web - comme, ayant été le véritable professeur de chant de Luis Mariano.
Aberrant, tragique et grotesque...
Sources : Ne pouvant placer de lien actif sur ce formulaire, vous trouverez en bas de page des adresses de pages Web ou il est question de cette pitoyable affaire. -
#7
Si Monsieur Yaeche est docteur, c'est certain je pense, mais quant a ses aptitudes a enseigner le chant nous en doutons beaucoup nous avons eu le déplaisir d'entendre ses "élèves" et je puis témoigner de son incapacité a enseigner quoi que ce soit. quant au dénommé Guearti, c'est un vulgaire escroc qui n'a jamais posé le pied sur une scène Lyrique digne de ce nom. En composant j'écoute votre web , mon dieu quel merveilleux ténor! J'ai le témoignage direct de mon maitre et amie renée Doria qui a fait des séries de Don Pasquale avec lui et en garde un souvenir ému!!! elle aussi: Guearti connait pas!!
Encore bravo cher Luis, tu as illuminé ma jeunesse.
--
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#8
Je viens de lire la prose de Yaeche, un professeur de chant qui ne peut pas chanter. C'est un menteur fini, ce qu'il raconte sur Guearti est faux. Guearti n'a jamais chante sur scene. Sur son site youtube, Yaeche se dit meme ancien chanteur encore un mensonge. Un psychiatre est necessaire pour le bon docteur.
Bravo Mariano -
#9
Vocalement, Luis Mariano était taillé pour chanter de l'opéra. Le destin
en a voulu autrement et il devint, c'est incontestable, le Dieu de
l'opérette lyrique à grand spectacle.
Quant au cas de Monsieur Yaeche, je rejoins les propos des précédents
intervenants. Il est clair qu'il utilise ce Clemente Guarti, dont je
n’ai jamais entendu parler, comme son instrument de propagande.
Qu'elles en sont les raisons ? On ne peut que partager les mêmes
interrogations.
Ce qui paraît certain, c'est que, de par cette instrumentalisation, il
n'échappe pas à une espèce d'auto-suffisance de type narcissique qui
ne peut que nuire grandement à la crédibilité de ses
propos. Un peu de modestie et de réalisme ne seraient pas superflus.
D'ailleurs, on se demande ce que vient faire Mariano dans cette
guignolade histoire ? Mais à quoi bon débattre avec un individu bardé
de certitudes aussi confuses. Laissez en paix Luis Mariano, Monsieur Yaeche
et, je vous en prie, " ôtez-vous de son Soleil " ! -
#10
Concernant le passage de Mariano au conservatoire de Bordeaux, il suffit de se rendre aux Archives communales de Bordeaux ou aux Archives départementales et de parcourir les archives du conservatoire. On y trouvera très vite une liste d'élève et l'imposture sera démasquée.
-
#11
Merci à François NOUVION et à Carlo CIABRINI pour l'article consacré à Luis MARIANO à MALIBRAN Music.
Carlo CIABRINI est un ténor de renommé internationale. Il éclaire d'un jour nouveau ce site consacré à MARIANO et confirme votre article et notre certitude.
C'est un très grand hommage qu'il rend à Luis MARIANO et à ce site qui lui est entièrement consacré.
Ce n'est qu'en 1946 que MARIANO s'acheta sa première voiture. Une citroen 15 ch.
C'était son père qui conduisait le véhicule. Au bout de 15 jours la voiture était volée et ne fut jamais retrouvée.
De 1939 à 1943 Luis vivait de petits boulots et les temps étaient très durs surtout dans ces sombres années de guerre.
Il ne risquait pas d'aller aux cours de chant de GUEARTI avec son chauffeur pour l'accompagner.
MARIANO ne roulait pas sur l'or. C'est le moins que l'on puisse dire et écrire.
Les repas qu'ils prendront avec Jeanne LAGISCARDE qui l'avait suivi dans cette aventure étaient souvent faméliques.
Il avoua d'ailleurs par la suite qu'il connut la pire période de " vache enragée " et de misère. Il fallait vraiment croire à son étoile.
Luis garda toute sa vie la richesse d'interprétation que lui avait inculquée Marthe NESPOULOS.
Le problème était qu'il était très fier et choisissait souvent des rôles comme Paillasse, le trouvère, la juive, cavalleria.
Rôles qui à la longue auraient été préjudiciables pour sa voix qui était plutôt celle d'un léger que d'un dramatique.
Georges de Monaco -
#12
L'imposture continue sur Youtube, avec Guearti, réagiisez nombreux il y va de l'honneur d'un de plus artiste. Luis n'a pas besoin d'etre souillé par tout ce qui se rapporte a Guearti et ses dsiciples. merci a tous de reagir.
bonne année 2010
carlo Ciabrini -
#13
Je suis également une inconditionnelle admiratrice de Luis Mariano.
Bercée dès mon enfance par ses chansons, c'est peut-être grâce à lui que je me suis, très jeune,tournée vers les belles voix et l'opéra.
Merci Monsieur Mariano.
Quant à ce Yaeche, ne pourrait-on le mettre en cage pour l'empêcher de nuire? -
#14
En effet sur YouTube Yaeche pretend que Guearti a bien connu De Luca on peut se demander ou, car De Luca a ete bien documente. Yaeche a polue aussi Wikipedia dans les entrees sur Luis Mariano. Amusant aussi sur son site, Yaeche invente des gens qui le felicitent et aussi une "lettre" d'un ancien eleve qui confirme que Luis Mariano a ete l'eleve de Guearti. Malheureusment cette personne ecrit comme Yaeche.

Sources de l'affaire Clemente GUEARTI
Clemente Guearti : The story of an Hoax ( L'histoire d'un canular )
Sujet du message : Clemente Guearti
Sujet du message : Réflexions sur l'enseignement du chant
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