« Près de la mer, auprès d’une église qui dresse comme un fronton, le mur de son clocher, il est un cimetière émouvant de tendresse où, le soir, passent les bergers. Pas de tristesse ; un peu de gravité, un peu de calme et de mystère.

Et surtout, l’immensité de notre lumière.

Et la mer, reflétant le sourire de Dieu »

Pierre d’Arcangues

Le cimetière d’Arcangues

 

Le cimetière est un lieu fort de la Culture basque, dans lequel sont érigés des monuments funéraires très particuliers et qui marquent l'emplacement des sépultures : les stèles discoïdales en pierre.

 

Issu d'une très ancienne tradition funéraire, ces étranges monuments monolithes verticaux sont généralement composés d'un socle surmonté d'un épais disque orné plus ou moins de motifs géométriques à connotation cosmique, de signes graphiques, comme des pictogrammes et des idéogrammes symboliques ou encore de monogrammes. Ces symboles solaires, de vie ou encore se rapportant à l'Univers et à son caractère céleste et infini, coexisteraient avec des symboles chrétiens. Cet ensemble de signes constituerait, le plus souvent, le fond religieux de l'humanité. En revanche, ces stèles portent assez rarement le nom du défunt.

 

Plantées dans le gazon et orientées en principe vers l'ouest face au soleil levant, ces remarquables et mystérieuses stèles offriraient différentes interprétations hautement symboliques. Pour les uns, ces monuments seraient anthropomorphes et symboliseraient donc une forme humaine. Le disque évoquerait la tête et le socle représenterait le corps. En basque, elles sont appelées « Harrigizona », ce qui signifie « L'homme de pierre ». Pour d'autres, le disque de la stèle incarnerait le Soleil ou plus encore l'espace cosmique. Dans cette dernière définition, le socle qui est enraciné dans le sol représenterait le monde terrestre, lui-même relié au monde céleste symbolisé ici par le disque.

 

Le cimetière d'Arcangues ( photos de l'auteur ) Le cimetière d'Arcangues ( photos de l'auteur )

 

Le cimetière d'Arcangues est constitué d'une des plus belles collections de stèles discoïdales basques dont les plus anciennes remonteraient au début du XVIe siècle.

La première partie du cimetière se situe juste autour de l'église ( XIIIe siècle ).

Cette parcelle de terrain, où les tombes paraissent concentrées les unes aux autres, est assez semblable à la plupart des cimetières. Il s'étend ensuite sur un terrain attenant au précédent, face à la montagne, sur le flanc d'un coteau où le cimetière s'échelonne sur trois terrasses de gazon. Cet agrandissement sera réalisé en deux fois à partir de 1953. Pour agrémenter et enrichir cette nouvelle extension, le Maire de l'époque - le Marquis Pierre d'Arcangues - eut l'idée de récupérer d'anciennes stèles dans différentes provinces basques et de les installer sur les terrasses du cimetière. La plupart de ces oeuvres furent retrouvées dans les dépôts de marchands de pierres ou délaissées sur le bord des chemins.

 

C'est ici, dans cet espace vert, sobre et serein ; parmi ces fontaines, ces arbustes, ces rosiers du Bengale et au milieu desquels se trouvent des sépultures toutes simples - avec ou sans pierre tombale - que se dressent fièrement de multiples et pittoresques stèles discoïdales. Cette seconde partie du cimetière est loin d'être triste. Il y règne une certaine douceur. Elle surprend même le visiteur, car ces terrasses font davantage penser à un grand jardin dans lequel il se dégage la plus parfaite harmonie entre l'homme et la nature.

 

C'est le jardin du repos éternel ; ce qui justifie cette inscription basque qui figure sur une des dalles du cimetière : « hemen bakea », qui signifie « ici, c'est la paix ».

 

Le cimetière et l'église d'Arcangues ( photo de l'auteur ) Le cimetière et l'église d'Arcangues ( photo de l'auteur )

 

« Au loin la mer scintille et, par-dessus les tombes,

passe un souffle d’amour et de sérénité »

Pierre d’Arcangues

La pierre, la croix, le gazon, la paix…

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« Voilà où je serais un jour », déclarait Mariano en pointant du doigt le caveau familial des Gonzalez ; et ajouta d'un air méditatif : « La pierre, la croix, le gazon, la paix »

 

Dans le cimetière d'Arcangues, le caveau de la famille Gonzalez, où repose Luis Mariano, se trouve complètement à gauche de la première terrasse lorsque l'on arrive de l'église. À cet endroit ont été inhumés les parents de Mariano : son père, décédé en novembre 1956 et sa mère, décédée au mois de mai 1959. Mariano rejoindra ses parents le 18 juillet 1970, suivi de sa soeur, Maria-Luisa, le 3 mars 1990, date à laquelle le caveau sera rouvert une ultime fois.

 

En arrivant devant la tombe, on y découvre - dressé face à l'Espagne - une magnifique stèle discoïdale encadrée de deux grands thuyas. Dépourvue totalement de monument funéraire, la sépulture, au contraire, est d'une émouvante simplicité. En lieu et place se trouve une double et épaisse dalle en grés.

 

La stèle fut sculptée d'après les croquis de Mariano et la construction du caveau funéraire fut achevée en 1959. Il était, en premier lieu, destiné à recevoir la dépouille de monsieur Gonzalez père qui fut, en 1956, provisoirement inhumé dans le petit cimetière de Sare.

 

La stèle funéraire de la famille Gonzalez

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La stèle funéraire de la famille Gonzalez ( photo de l'auteur ) La stèle funéraire de la famille Gonzalez ( photo de l'auteur )

Le langage des symboles, à l'origine de tous les langages, est un moyen d'expression universel - et parfois énigmatique - de la vie et de la mort sous toutes ses formes.
Il a recours à divers signes de nature géométrique, mais aussi de l'astrologie, de l'astronomie, des nombres et des lettres des alphabets de toute l'humanité.
Toutes ces images allégoriques ont un sens. Elles reposent sur un système les reliant les unes aux autres et - chargée de révélations - elles nous permettent d'en découvrir diverses interprétations, de les recouper et, au final, d'en tirer des messages remplis de significations liées à des valeurs purement spirituelles et morales ou de dimensions mystiques et religieuses.

  Structure et analyse détaillée des éléments et

des symboles qui composent la stèle

 

- Construction mégalithique discoïdale de style ibérique, composée d'un disque et d'un socle en grès siliceux rose de la Rhune.

 

- Le socle fait allusion aux défunts et une inscription est gravée en relief :

 

« Famille Gonzalez »

 

- Le disque : c'est le cercle, figure symbolique universelle, dans lequel se trouve le canevas de base de l'imagerie de la stèle. Il est limité par une bordure dans toute sa périphérie. Le cercle symbolise la perfection, le soleil, le ciel et l'unité.

 

- Au centre du disque : sculpture en relief d'une croix de type « croix grecque » ( branches de même longueur ). C'est le centre rayonnant, source d'énergie du disque. D'une symétrie parfaite, la croix présente la particularité d'avoir les extrémités ornées d'une fleur de lys. D'origine ibérique, cette croix fleurdelisée, symboliserait « la cruz de Calatrava » ( la croix de Calatrava ) qui apparaît sur les blasons et drapeaux d'un certain nombre de villes de la Castille d'où étaient originaires le père ( Communauté de Madrid - Comunidad de Madrid ) et la grand-mère maternelle de Mariano ( Communauté de Castille-et-León - Castilla y León ).

 

Symbole utilisé par l'Ordre de Calatrava Symbole utilisé par l'Ordre de Calatrava

 

Au Moyen Âge, dans le Royaume de Castille, cette croix fut, à l'origine, le symbole d'un Ordre religieux et militaire ibérique ( Órden de Calatrava ). Fondée en 1158 par un ecclésiastique Cistercien, cette communauté fut baptisée du nom de Calatrava, une forteresse médiévale située dans la région de la Nouvelle-Castille ( Castilla la Nueva ) défendue par des moines et chevaliers Cisterciens des invasions mauresques. Plus tard, Calatrava fut rattaché à la Couronne d'Espagne par les Rois Catholiques.

 

La croix dans le cercle symbolise la roue céleste tournant sur un axe qui est le centre de l'univers. Dans son mouvement rotatif, le jour et la nuit - mais aussi - la vie et la mort alternent.

 

En tant que symbole religieux, toutes les croix à quatre branches égales incarnent la lumière et se rattachent au symbolisme solaire. Symbole de l'orientation, la croix indique les quatre directions de l'univers. Elle symbolise également l'union du Ciel et de la Terre où fusionnent l'espace et le temps.

 

L'alliance entre la croix de l'espace, du temps, des éléments et le cercle résume tout le symbole alchimique de la stèle.

- Autour de la croix : la croix délimite dans le disque quatre secteurs où se trouvent quatre éléments, appelés « Base de quatre ». Cet ensemble symétrique composé de quatre sculptures en relief représente des motifs d'ornements floraux qui sont les suivants :

 

a) - Deux fleurs de lys stylisées entourent la croix dans la partie supérieure du disque. Dédiée â la Vierge Marie, c'est la fleur de lumière, emblème de la pureté et symbole des vertus divines. Elle est également le symbole de l'éternité.

 

b) - Deux rosaces à six pétales, bordées d'un cercle ornemental, entourent la croix dans la partie inférieure du disque. Symbole marial, c'est la fleur mystique (« rosa mystica » ) emblème de la beauté et de la sainteté. Symbole de l'épanouissement de l'esprit, de la résurrection chrétienne et de l'immortalité.

 

Ce double système binaire ( a et b ) met en jeu quatre éléments qui présentent deux aspects figuratifs distincts, mais dont les valeurs symboliques se relient entre elles.

- Sur la partie supérieure de la dalle, au pied de la stèle, à droite, une discrète inscription gravée en creux : « Luis Mariano ».

 

- Sur la partie inférieure de la dalle, calée sur un support, une plaque commémorative en marbre gris avec en médaillon la photo de Mariano. Une inscription est gravée en creux et dorée à la feuille d'or : les dates ( 1914 - 1970 ) et sa signature.

 

Gravure en creux sur la partie supérieure de la dalle ( photo de l'auteur en 1974 ) Gravure en creux sur la partie supérieure de la dalle ( photo de l'auteur en 1974 )
Plaque commémorative en marbre posée sur le devant de la dalle ( photo de l'auteur ) Plaque commémorative en marbre posée sur le devant de la dalle ( photo de l'auteur )

 

La conclusion qui se dégage de cette analyse est la suivante :


Le disque est construit autour de la valeur 4.

C'est la figure archétypale de la numération quaternaire : les quatre branches de la croix qui symbolisent, par analogie, les quatre points cardinaux ; les quatre secteurs dans lesquels se trouvent les quatre éléments.
Le vert, une des couleurs préférées de Mariano, a une correspondance analogique avec le chiffre 4. Couleur dont le symbole est à double face et contradictoire : l'espoir, le renouveau, la longévité, mais aussi la maladie, le dépérissement et la mort.
Chiffre de l'équilibre et de la plénitude, le 4 symbolise le destin et la famille : quatre corps reposent dans le caveau. Il incarne les éléments qui composent l'univers et la vie : la terre, l'air, l'eau et le feu et il exprime le temps qui passe : les quatre saisons de l'année.
Quatre villes ont marqué l'existence de Mariano : Irún, Bordeaux, Paris et Arcangues.
Le quatre est également le symbole à la fois de la mort, de la joie et de la quiétude ( la mort sereine ).

 

Composée essentiellement d'une imagerie religieuse, la stèle funéraire de la famille Gonzalez symbolise le mysticisme christique et marial, l'unité familiale, la clarté des cieux, l'harmonie terrestre et l'énergie céleste, la rédemption, la simplicité et la sérénité.

 

À la fois émouvant et excessif… les offrandes funéraires

« Ceux qui en font trop gâtent leur affaire »
Pensée taôiste

 

L'offrande est l'indispensable composante de tout culte. Variable selon les cultures, il s'agira plus fréquemment d'offrandes florales et d'ex-voto.

Le fleurissement de la tombe est un geste commémoratif symbolique qui s'apparenterait davantage aux usages des moeurs populaires qu'a un rituel religieux. Pour les sépultures des célébrités, ce geste se transforme parfois en une idolâtrie assez surprenante.

 

À personnage d'exception, réactions démesurées. Depuis la mort de Luis Mariano, la sanctification de sa tombe se traduit en particulier par une surabondance de fleurs qui ne s'interrompt jamais dans le temps. Elle pourrait, sans aucun doute, figurer au hit-parade des tombes les plus fleuries de France.

 

Discrètement fleurie durant les années 70, la tombe le sera davantage - mais modérément - dans les années 80 et 90. Ce phénomène verdoyant et florissant prendra de l'ampleur au début des années 2000, et en particulier ces quelques dernières années.
Aujourd'hui, la dalle mortuaire en est tellement recouverte que l'on a l'impression d'être davantage devant une exposition florale plutôt qu'un lieu de sépulture. Par ailleurs, l'encombrement des nombreux pots de fleurs sur la dalle ne permet plus de voir l'inscription « Famille Gonzalez » qui est gravée sur la partie inférieure de la stèle.
Seule est visible la petite plaque commémorative en marbre - agrémentée de la photo de Mariano - qui se trouve placée tant bien que mal entre deux pots de fleurs sur le devant de la dalle et qui atteste la présence du chanteur dans le caveau.

 

En revanche, on ne peut mettre en doute l'image accueillante et poétique de ces généreux bouquets de fleurs artistement disposés sur la dalle. Et l'on ne peut - surtout pas - nier l'incontestable hommage posthume qui est régulièrement rendu à la mémoire du grand artiste. Mariano n'est pas oublié et c'est principalement cet aspect positif que l'on retiendra de ce tableau multicolore.

 

 

De religion chrétienne et d'un esprit superstitieux ; pénétré de préceptes espagnols, Mariano, comme la plupart des Basques, éprouvait des sentiments très profonds pour sa famille, mais n'extériorisait pas toujours toutes ses émotions.
Éduqué rigoureusement et d'une extrême sensibilité, il vénéra ses parents toute leur vie avec beaucoup de discrétion. Sa simplicité était le reflet de cette éducation et son souhait de respecter - et de faire respecter - le caractère sacré de ce lieu de sépulture était une de ses profondes convictions. Très attaché à ses valeurs morales et fidèle à ses principes, il faisait le vide de tout ce qui n'apportait rien d'essentiel dans la vie comme dans la mort et c'est la raison pour laquelle le caveau familial se devait toujours d'avoir une image austère et épurée. Cette image symbolisait pour lui « la mort sereine ». La tombe ainsi dépouillée de la moindre fleur, plantes, vases, ornement mortuaire et autres reliques commémoratives, était un acte issu des valeurs culturelles et spirituelles conformes aux usages funéraires de Mariano.

 

Des valeurs et des usages, visiblement, diamétralement opposés à celles des « marianistes », ou plus particulièrement d'une « marianiste » ; celle qui a en charge l'entretien et la décoration des lieux. Et à l'opposé de ce que l'on pourrait penser, la tombe ne serait pas fleurie de façon anonyme, car cette démarche obéirait à un rituel bien précis. Et c'est ainsi que - sous bonne garde - le tombeau se trouverait en zone dite « d'appellation d'origine protégée » depuis quelques années.

Surveillée, nettoyée et arrosée deux fois par jour, la tombe s'est transformée aujourd'hui en un véritable sanctuaire sécurisé. 

 

Et puis attention ! il y a une chaîne devant la tombe... on ne s'approche pas de trop près, on ne la touche pas et l'on reste derrière ! L'entrée serait-elle contrôlée par une sorte de « Cerbère », gardienne du temple ?

 

Aucune désobligeance particulière dans mes propos, mais le doute ne peut subsister aux convictions de Mariano. Et l'argumentation de vouloir nier ses principes et ses valeurs morales reposerait sur de la pure négation d'évidences et les écarter d'un simple revers de main serait pour le moins présomptueux en l'état actuel des choses.

 

Images inhabituelles de la tombe ( 1967 )

Images inhabituelles du caveau de la famille Gonzalez, prises en 1967, avant la mort de Luis Mariano Images inhabituelles du caveau de la famille Gonzalez, prises en 1967, avant la mort de Luis Mariano

 

En conséquence, posons-nous les questions essentielles.

 

En ce qui me concerne - et d'une façon générale - je ne partage absolument pas le comportement irresponsable et complètement excentrique des « ultras-marianistes » et je ne puis que dénoncer leurs exaltations frénétiques.

 

Ensuite - et au-delà de toute polémique - ce que j'entends souligner ici, c'est que, contrairement à ce que certains pourraient penser, c'est précisément parce qu'il aima et respecta profondément ses parents que la dalle fut toujours nue et qu'elle devait le rester ; comme le prouvent les photos de la tombe prises avant la mort du chanteur.

Le « souvenir » dure plus longtemps que la réalité présente, même si le décor est, certes, enchanteur et les visiteurs enchantés. Cependant, ma curiosité me conduit à me poser des questions et à chercher des réponses qui soient convaincantes. Car au-delà de cette vision idéalisée, si la plupart des fidèles admirateurs se réjouissent de ces généreuses et symboliques offrandes, nous sommes en droit de nous demander ce que Mariano aurait pu penser de cette apothéose florale qui n'est pas sans incidence sur l'image actuelle du caveau familial ?

 

Tout dépend du point de vue selon lequel on se place et le sujet peut certes déchaîner les passions, mais, en guise de conclusion moralisatrice, je me contenterais d'ajouter qu'en toute chose l'excès nuit. Par ailleurs, sachant ô combien Luis Mariano était attaché à ses opinions sur ces questions, jamais il ne serait tombé dans la grandiloquence et il est d'une indéniable évidence qu'il n'aurait en aucun cas partagé cet apparat floral pour lui et sa famille.

 

Devenue un haut lieu de pèlerinage depuis la mort du ténor, la tombe, aujourd'hui encore, attire toujours de nombreux visiteurs tout au long de l'année. L'été est la période la plus chargée et c'est un défilé presque incessant d'admirateurs et d'admiratrices qui viennent se recueillir chaque jour.

 

           

Photo ci-dessus : sur la tombe, reconstitution en fleurs de la façade du théâtre du Châtelet le 14 juillet 1974. Demandée par des marianistes lyonnais et exécutée par les fleuristes du « Jardin de l'Adour » à Anglet. ( Collection privée )

           

 

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32 Commentaires

  • #1

    Jef (jeudi, 03 décembre 2009 21:16)

    Vous n'avez pas mis la photo où des marianistes avaient reconstitué en fleur la façade du Châtelet.

  • #2

    Claude Corriveau (vendredi, 04 décembre 2009 06:05)

    Je suis du même avis que l'auteur, je crois bien qe Mariano appartenait a tout le monde et sa simplicité me laisse croire que tout excès de fleurissement de la tombe s'avère trop gros pour ce que Mariano aurait souhaité. Enfin c'est une simple opinion.

  • #3

    Jotace (dimanche, 06 décembre 2009 11:33)

    Al contemplar la tumba sobreflorida de Luis Mariano, me viene a la mente aquella frase que dice: "Los arboles no me dejaban ver el bosque..."

  • #4

    guyrainville (dimanche, 06 décembre 2009 17:20)

    Luis était un homme simple et bon et il
    appartenait a son public et je pense que vous rendez justice avec le magnifique texte
    que vous venez d écrire . je me rappelere
    toujours que javais eté avec ma mere voir Luis
    au theatre St Denis apres le spectacle ont avait
    été le voir dans sa loge et il nous avais remis une photo signe de sa main quel homme joyeux et surtout humain avec un sourire
    Merci des merveilleux moments que vous nous permettez de vivre
    amicalement guy rainville

  • #5

    Marcel Dupont (dimanche, 06 décembre 2009 23:04)

    Absolument d´accord avec Jotace : "les arbres ne me laissaient pas voir la fôret" !! Trop, c´est trop !!!!! Avec Mr Coriveau aussi, sauf en une chose : Mariano n´appartenait à personne, et il continue à n´appartenir à personne; un peu plus de sobriété serait de mise......nous faudra-t-il bientôt un laisser-passer pour accéder à sa tombe.... ? Félicitations pour cet excellent article, Mr Cadoppi, comme tous vos écrits, par ailleurs !

  • #6

    Jacqueline Zénon (lundi, 07 décembre 2009 00:34)

    D'accord avec vous tous et ne dit-on pas aussi je crois : « C'est l'arbre qui cache la forêt » ? Ce qui revient à dire certainement la même chose...
    Seulement ici, l'arbre représente les fleurs, c'est on ne peut plus clair ! Cela veut dire aussi que cette quantité de fleurs capte finalement notre attention et nous empêche de voir et de juger l'essentiel de façon objective. Et puis, ce qui est certain, c'est que Luis Mariano était la simplicité même et qu'il fuyait les mondanités et les honneurs. Il appréciait aussi particulièrement, paraît-il, qu'on le traite d'égal à égal lorsqu'il était à Arcangues et qu'il rencontrait les gens du pays qui le saluait. Je ne pense pas donc qu'il aurait aimé, effectivement, tous ces honneurs mortuaires. Bravo en tout cas pour cette superbe analyse.


  • #7

    Josette (lundi, 07 décembre 2009 14:46)

    Bonjour " Fandango "
    Une fois de plus un vrai plaisir , que de découvrir cette page consacré a la sépulture de notre ami Luis Mariano . Magnifique analyse a la fois de ce merveilleux cimetiére ,( je dirais plutôt jardin) ou repose notre ami et sa chére famille ,des croix discoidales ect .... Toutes ces explications son passionantes !
    Quand a l'analyse faite concernant, le fleurisement de la dalle , je dois dire que je vous rejoind , vous et les amis qui on laissé un message !! L'éxés en tout étant plus que nuisible !! J'avoue , que je participe , au fleurisement de ce lieu de repos , avec quelques amis ( ies )( dans des porportions qui restent raisonnables !!) Mais depuis quelques temps , je me pose la question , de savoir le bien fondé de ce débordement !! Et , j'ai décidé d'arréter ! Car en effet en y réfléchisant profondément ! Luis ne serait a coup sure pas d'accord !!! S'il pouvait nous parler , il dirais , de donner cette obole pour des malheureux !!! Cela oui , va dans le sens de la modestie , de la gentillesse qui le caractérise ! De plus au pays Basque en principe , les tombes ne se fleurisent pas !Je trouve inadmisible , que l'on apperçoive méme plus le nom de la famille Gonzalez !!!Pas plus que celui de Luis Mariano! Hormis sur cette toute petite plaque, alors que son nom est gravé sur la dalle ! Tout doucement cela en arrive a ressembler au jardin des plantes , plutôt qu'à un lieu de receuillement !! Ou d'ailleurs , il n'est plus possible de ce receullir !!! La tombe étant surveillé du matin au soir et du soir au matin !!! Mon plus grand bonheur a moi , était , de ceuillir , le long des chemins a Arcangues un joli bouquet de fleurs des champs et de le déposer sur cette jolie dalle Rose ... Hélas cela est devenu impossible ! Ce lieu est devenu domaine privé ! Si nous voulons y étre un instant seule pour apporter ne serais ce qu'une Rose , il faut user de stratagémes trés ardus !! Tout cela , ne va a coup sur pas dans le sens du respect qu'avais notre ami de sa famille , de la religion , de la mort elle méme !! NE DISAIT T'IL PAS " LA MORT N'EST PAS UN SPECTACLE " donc arrétons la , sachons respecter , ce qu'il voulais lui !! Que ce lieu de receuillement , reste simple et accésible a tous !!!
    Luis n'appartenant a personne d'autre qu'à lui méme !!
    Merci encore pour votre superbe travail !!!!

  • #8

    Jean et Mauricette Saumonneau (lundi, 07 décembre 2009 17:47)

    Je confirme en effet que certaines « marianistes », qui habitent la région, vont
    tous les jours sur la tombe et se sentent hélas propriétaires de ce lieu de sépulture.
    Cet été nous avons, ma femme et moi, déposé quelques fleurs. Après avoir fait le tour du cimetière, nous avons vu une
    femme qui arrosait la tombe et nos fleurs avaient disparu !!! Nous avons supposé qu'elles ne lui plaisaient pas.
    C'est bien regrettable, car ce lieu de sépulture est un lieu public, de pèlerinage qui appartient à tout le monde. Luis Mariano de son vivant n'aurait sûrement pas apprécié.
    Merci à l'auteur de ce site pour cette merveilleuse page explicative du cimetière et du caveau de la famille Gonzalez.

  • JimdoPro
    #9

    Christian CADOPPI (mercredi, 09 décembre 2009 16:55)


    Merci de votre visite et de vos commentaires.

    Suite à la publication de cette page, j'ai ouï dire - par personne interposée - que la tombe ainsi présentée était on ne peut mieux et que Mariano aimait les fleurs, etc.
    Des propos illusoires, bien entendu, savamment colportés et entretenus par le fervent détracteur de service, qui - par ailleurs - se fait passer aussi - paraît-il - pour une fervente admiratrice de Mariano...! Pourtant, rien de constructif chez cette pseudo admiratrice. Des attitudes plutôt négatives, contraires au bon sens et surtout qui sont tout à fait opposées aux buts et aux objectifs, soi-disant, recherchés ou entrepris, mais bon ! En tout cas, rien de positif dans ce domaine, c'est certain.

    Pour en revenir aux propos tenus sur les fleurs. Naturellement il est tout a fait vraisemblable que Mariano aima les fleurs. Et alors ? Il devait sûrement aimer en offrir aux femmes ; il appréciait de les voir en peinture ; de les admirer sur sa table en décoration, dans les prairies ou encore dans son jardin, bref, il aimait les fleurs et il n'y a rien d'étonnant à cela.

    Mais que vient faire ce vif intérêt pour ces fleurs dans le contenu de mon analyse ? Laissons donc à chacun de mes mots leur sens exact, sans faire d'amalgame, qui en outre aurait la fâcheuse incidence de donner à mes propos le sens que je n'ai jamais voulu leur donner. Il n'a jamais été question ici de mettre en doute, d'une façon générale, l'intérêt qu'avait Mariano pour les fleurs ! Et il suffit de me relire attentivement pour en être convaincu. Le problème n'est pas là. Il se présente ailleurs, sur des questions beaucoup plus sérieuses et qui s'apparentaient pour Mariano - dans le cas qui nous intéresse - à des usages d'ordre privé et légitime, et en particulier à un cérémonial fondé sur le respect.

    Et puis en aucun cas je n'ai pris de position personnelle bien tranchée. C'est simplement une analyse qui apporte une réflexion et qui appelle des interrogations sur ce que Mariano aurait pu penser de tout cet apparat floral pour lui et sa famille. Comme je l'ai déjà indiqué dans mon texte, vouloir nier les principes et les valeurs morales de Mariano dans ce domaine reposerait sur de la pure négation d'évidences et les écarter d'un simple revers de main serait pour le moins présomptueux en l'état actuel des choses.

    Il n'est pas question de tout révolutionner pour autant, surtout 40 ans après, mais ce qui est, en revanche, totalement inacceptable, c'est que l'on ne puisse pas voir - au moins - apparaître sur la stèle la gravure « Famille Gonzalez ». C'est facilement réalisable et ça serait un minimum de respect pour lui et sa famille.

  • #10

    Jean Dufresne (jeudi, 10 décembre 2009 15:27)

    Tout a fait d'accord avec vos propos, monsieur Cadoppi. La nécessité du souvenir ne passe pas, effectivement, par des fleurs... qui se fanent ! Le souvenir, c'est bien autre chose ; cela passe déjà par du respect et ça dure plus longtemps que ces végétaux qui, de plus, n'avaient pas spécialement les faveurs de Mariano pour ce qui tient, tout au moins, du domaine de la mort et de sa dernière demeure familiale. Le nom de la famille Gonzalez devrait être, au moins, visible.
    Félicitation pour votre site. Grâce à vous, Luis Mariano renaît totalement par le biais du Web. Bon courage à vous pour la suite.

  • #11

    Eveline (jeudi, 10 décembre 2009 15:35)

    Cette sépulture d'une immense beauté et d'une simplicité admirable est enfouie sous ces masses de fleurs qui la dénaturent totalement... STOP!!!! Qui que vous soyez, arrêtez de massacrer ce lieu qui se suffit à lui-meme.
    Merci M. Cadopi de nous faire participer à vos réflexions et vous avez tout mon soutien.

  • #12

    Henri (jeudi, 10 décembre 2009 15:39)

    Mais qui a eu cette idée ridicule et malsaine de surcroit d'entasser toutes ces fleurs (si belles soient elles) pour faire disparaitre la tombe de notre cher Luis Mariano? Il ne s'agit pas d'un concours de la tombe la plus fleurie mais du repos de l'âme d'un ami.
    Un peu de décence !

  • #13

    Marie-Jeanne et Louis (jeudi, 10 décembre 2009 15:43)

    C'est une tombe comme on rêverait tous d'avoir, elle est sobre, sans ostentation, simple, elle inspire le recueillement et le respect ... sauf quand elle est ensevelie et devenue invisible à force de l'être trop ...
    Rendez nous la véritable tombe de Luis Mariano qui n'a jamais eu besoin de toutes ces fioritures. Que cette personne qui pense peut etre bien faire, fleurisse son jardin mais surtout qu'elle ne touche plus à ce lieu de souvenir.
    Merci M. Cadopi pour tout ce que vous faites pour lui.

  • JimdoPro
    #14

    Christian CADOPPI (vendredi, 11 décembre 2009 18:25)


    En réponse à la question de Jef ( 1er message ) : je viens de placer la photo en question grâce à la collection d'un ami dévoué que je remercie de nouveau au passage.

  • #15

    Ginette (vendredi, 11 décembre 2009 18:31)


    J'ai eu le plaisir de me rendre sur la tombe de Luis qui pour moi est toujours présent dans mon coeur. Bien sûr il était resté humble, mais aimait la lumière et lui rendre hommage fut pour moi l’équivalent d’un pèlerinage et je regrette que ce que je lui avais destiné ait été enlevé dès le lendemain. Si la famille lit ce message, j’aimerais aussi qu’elle remplace la photo de Luis avec le béret par une autre, car il faut bien reconnaître qu’elle ne lui rend pas hommage. Je voudrais féliciter la Ville d’Irún pour le très beau square et la sculpture dédiée à Luis Mariano.

  • #16

    Michel Dumottier (vendredi, 11 décembre 2009 18:56)


    Bonjour à tous.

    Nous saluons le travail remarquable, comme toujours, de notre ami le Maître du site. Il est évident que nous sommes de tout coeur avec les propos au sujet de la sépulture de MARIANO. De fait, le raisonnement qui prétend à dire que MARIANO aimait les fleurs ne « tient pas debout », il aimait aussi le chocolat et si l'on suit ce qui est dit plus haut on pourrait aussi bien mettre des kilos de chocolat.

    MARIANO, homme simple et aux goûts sûrs n'aurait pensons-nous guère apprécié ce déversement de fleurs sur son lieu de repos. Point trop n'en faut en toute chose savoir raison gardée. Avant tout nous convenons que la tombe est très bien fleurie , mais - car il y a un mais - fleurie « discrètement » pour son souvenir et non pour épater la galerie « entre autres ». Le moindre respect voudrait que nous souhaitions vivement que l'on puisse réserver le nom de « Famille Gonzalez » sur la stèle.

    Nous ne voulons pas polémiquer comme cela fut le cas dans un autre temps ( sur un certain forum ), mais simplement et avec retenue émettre le voeu que s'il y a un excédent de dons pour fleurir « le Saint Sépulcre » il ne manque pas de bonnes oeuvres pour en trouver l'emploi ; car si abondance de biens ne nuit pas il est des cas où l'excès est un grave défaut. Au risque de nous répéter, nous souhaiterions qu'une place prépondérante soit réservée à la visibilité de l'inscription « Famille Gonzalez ». Que cet espace soit dégagé, afin que le voeu de MARIANO soit respecté. Le reste étant affaire de goût ou de convenance, mais certainement pas cette débauche de fleurs, qui - encore une fois - est harmonieusement arrangée ; mais, de grâce, plus de modération !

    C'est notre avis personnel et nous le partageons avec bien d'autres. Permettez également que nous partagions quelques fleurs avec Christian CADOPPI, qui oeuvre avec talent et respect envers et pour notre cher MARIANO. Que ces quelques fleurettes, déposées avec amitié, puissent être offertes - au moins virtuellement - à Christian.

    Ainsi soit-il.
    Michel et Patricia DUMOTTIER

  • JimdoPro
    #17

    Christian CADOPPI (vendredi, 11 décembre 2009 20:22)


    Merci à tous de vos commentaires.

    « Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale ». Blaise Pascal.

    La vérité et la franchise engendreraient-elles l’hostilité ? La raison se compose de vérités qu'il faut dire et, visiblement, de vérités qu'il faut taire. Mais la vérité est libre d'expression. L'erreur aussi, mais ce n'est pas l'erreur qui triomphe.

    Diderot a dit : « On doit exiger que je cherche la vérité, mais non que je la trouve ». Et j'ajouterai la citation de Beaumarchais : « ... toute vérité n'est pas bonne à croire ».

    On peut, certes, se contenter de changer beaucoup de choses sans changer la vérité. Vérité, ici, qui est blasphémée.

    Et je m'adresse ici au Cerbère du cimetière dont les plaintes n'ont pourtant jamais cessé à son encontre.

    La pensée unique fait partie de la panoplie de ce type de détracteurs et nous ne pouvons qu'avoir la certitude qu'avec eux la polémique sera toujours de mise. À quoi bon débattre avec un mur bardé de certitudes sournoises ?

    J'ai vraiment le sentiment qu'ils font totalement abstraction aux principes de vrais débats d'idées sur Luis Mariano. Pourtant, cela permet de partager sa passion qui logiquement devrait donner lieu aussi à la réflexion et à la discussion. Mais ces détracteurs s'isolent dans leur passion démesurée, possessive et n'apportent absolument pas de sang neuf à la mémoire de Mariano.

    Pour ma part, je me bornais à analyser une situation, à poser de simples questions, qui en aucun cas ne devaient dériver ou être détournées de son contexte initial. Mais qui ne va pas au-delà des faits atteint rarement les faits et aujourd'hui on veut me faire un procès d’intentions avec des raisonnements faux, contradictoires ou trompeurs. Quoi qu'il en soit, je ne me laisserais jamais désarçonner par leur impudence, car j'estime militer avec loyauté et de façon constructive à la mémoire de Mariano, comme cela a toujours été le cas par le passé. Mais, visiblement, ces détracteurs - en grands redresseurs de torts - ne peuvent se retenir à dénoncer outrageusement chez les autres leurs propres vices en allant pleurer dans le gilet d'une personne compatissante, influente ( et influencé ) que je nommerais pas ici.

    En fait, vouloir faire passer mes propos pour pure affabulation est une méthode qui a pour but d’occulter ce qu’ils peuvent avoir de dérangeant. Je pense que nous ne partageons pas les mêmes valeurs, tout simplement.

  • #18

    jotace. (samedi, 12 décembre 2009)

    Visitando éste verano el cementerio de Arcangues, observé que en su conjunto combinan armonía y delicadeza que hacen de él un solaz de belleza y jardineria artesanal. No pude pensar lo mismo,meditando sobre la tumba de Luis Mariano, me extrañó negativamente al observarla sepultada bajo una tupida y amazacotada, tejida y punteada de apretujados y frondosos tiestos, eso sí. Me regresé triston, pues no cabía ni admitía su prensado tejido la pequeña florecita de lis que yo llevé.
    Me vino al recuerdo, la letra de una melodía que él cantaba, precisa y preciosamente: "Hay amor, ya no me quieras tanto..."

  • #19

    michel dumottier (dimanche, 13 décembre 2009 16:30)

    réponse à Ginette,
    Chère amie marianiste,
    Loin de moi de jouer les censeurs vous dites ne pas aimer la photo qui est sur la plaque de la sépulture de MARIANO. Mais ce dernier était basque et basque il est resté, la plaque précédente était une photo représentant MARIANO en costume cravate qui était très belle. Mais ce n'est pas trahir la mémoire de notre ami que de le représenter avec le béret basque. Puisque Basque il était. Je souhaite de tout coeur que vous comprendrez que ce n'est que mon point de vue, mais il me semble qu'il est justifié.
    Je vous salue bien respectueusement et vous présente mes amitiés marianistiques.
    Michel

  • #20

    Josette (dimanche, 13 décembre 2009 23:23)

    Et bien monsieur Dumotier .
    Je ne veux en aucun cas contrarier Ginette ! Mais je tient a vous dire que je suis de votre avis ! Certe la photo de la premiére plaque était superbe ! Mais il est aussi vrai que Luis Mariano était Basque au plus profond de son âme et de son cœur !! Et qu'il était fier de porter ce béret Basque embléme de son pays ! Donc en conclusion pour moi , une photo avec le béret va tout a fait , dans le sens des désirs de Luis Mariano ! Cela n'a pour moi aucun doute !! Pour le reste , j'ai déjà exprimé amplement mon avis , sur les débordements qu'il y a a Arcangues !! Hélas !Mais nous nous connaisons de longue dâte !!
    Josette .

  • #21

    Erna (lundi, 14 décembre 2009 13:05)

    Je suis d'accord que l'inscription "Famille Gonzalez" devrait être lisible en tout temps.
    Quant aux fleurs (ou plantes), ce n'est pas de mon ressort; à la famille Lacan d'en décider !

  • JimdoPro
    #22

    Christian CADOPPI (lundi, 14 décembre 2009 23:23)


    Petite mise au point à l'attention de nos amis les « marianistes », proches ou autres sympathisants.

    Et, à cet égard, je souhaiterais, une ultime fois, développer davantage mes argumentations afin de faire progresser ce débat sereinement.
    Mon but n'est pas de polémiquer, bien au contraire. Tout comme il serait absurde de prétendre que je n’honore pas la mémoire de Mariano avec cette histoire de tombe trop fleurie et je compte bien ici le prouver une fois pour toutes.

    Il ne s’agit pas ici d'une question de goûts et de couleurs. En ce qui me concerne, la tombe ainsi présentée ne me dérange nullement. Je trouve même que l'image de la tombe ainsi fleurie est accueillante et poétique. Tout comme on ne peut nier l'incontestable hommage posthume qui était régulièrement rendu à la mémoire du grand artiste : Mariano n'est pas oublié.

    Nous ne pouvons qu’être d'accord jusqu'ici.

    Ce que j'ai voulu souligner ensuite c'est les conceptions de Mariano sur toutes ces questions.

    Comme je l'ai indiqué dans mon texte, Mariano était pénétré de préceptes basques et espagnols et éprouvait des sentiments très profonds pour sa famille. D'une simplicité exemplaire et d'une discrétion absolue, il vénéra ses parents dans la vie comme dans la mort. Son souhait de respecter le caractère sacré de ce lieu de sépulture était une de ses profondes convictions. Il fut très attaché à des valeurs morales et à des principes et c’est la raison pour laquelle le caveau familial se devait toujours d'avoir une image austère et épurée. La tombe ainsi dépouillée était un acte issu des valeurs culturelles et spirituelles conformes aux usages funéraires de Mariano. Il tenait également à une inscription toute simple : « Famille Gonzalez ».

    Dès lors, nous nous devions - nous admirateurs de Mariano - de nous poser la seule question qui était essentielle ! C'est ce que j'ai tenté ensuite en indiquant que nous étions en droit de nous demander ce que Mariano aurait pu penser de cette apothéose florale pour lui et sa famille.

    Hélas, cette analyse fut mal interprétée par certaines personnes et d'amalgame en amalgame, cela a eu la fâcheuse incidence de donner à mes propos le sens que je n'ai jamais voulu leur donner. Comme il n'a jamais été question de débattre sur des goûts et des couleurs ou de mettre en doute l'intérêt qu'avait Mariano pour les fleurs, en aucun cas je n'ai pris de position personnelle bien tranchée. Mais simplement une analyse qui apporte une réflexion et qui appelle des interrogations sur ce que Mariano aurait pu penser de tout cela.

    Le problème n'est donc pas là. Il se présente ailleurs, sur des questions beaucoup plus sérieuses et qui s'apparentaient pour Mariano - comme je viens de l'indiquer plus haut - à des usages d'ordre privé et légitime, et en particulier à un cérémonial fondé sur le respect.

    Le petit sondage - dont le lien se trouve en bas de page - lui, il a pour but d'éclairer seulement un point du problème. Celui de l'inscription, c'est tout ! Car, bien évidemment, il n'est pas question de tout révolutionner pour autant, surtout tant d'années après. Mais il me semblait nécessaire - afin de respecter au mieux les voeux de l'artiste - d'attirer l'attention sur ce point afin de rassembler les opinions qui semblaient, sur cette question , être d'une grande importance pour Mariano. Et, bien sûr, nul besoin de débarrasser pour autant toute la dalle pour rendre un peu plus visible cette inscription qui, symboliquement, était, je répète, capitale pour Mariano. Nul besoin donc de remue-ménage et le problème pourrait se régler très simplement en limitant les fleurs au pied de la stèle.

    Comment peut-on m'accuser de ne pas rendre hommage à la mémoire de Mariano alors que je me préoccupe, au contraire, de ses souhaits qui étaient issus de ses valeurs et des usages familiaux ?

    J'espère avoir été plus clair, car, à ce stade, nous aurions dû partager, au moins, les mêmes interrogations. Alors certes, votre opinion vous appartient, mais c'est néanmoins, qu'on le veuille ou non, faire bien peu cas des souhaits de Mariano dans ce domaine. En d'autres termes, en niant toutes ces évidences, ce que l'on pourrait me reprocher ne pourrait que se retourner fatalement sur les accusateurs, car, en ne respectant pas les voeux de Luis Mariano, ces derniers ne pourront jamais honorer convenablement sa mémoire.

  • #23

    madeleine (lundi, 14 décembre 2009 23:46)

    belle analyse sur le sujet que vous avez abordé (le cimetiére) exellent article sur la tombe de luis mariano pour ma part le fleurissement de la dalle est trés étouffant cela ressemble à un jardin plutôt qu'une tombe c'est un lieu de receuillement si vous déposer un bouquet hélas il est vite retier pas question de déranger la décorationcela encombre l'espace qui reste il est inadmisible de ne plus voirle nom des gonzaleset de luis mariano et cette chaine quel horreur lius avait choisi une concession simple et modeste il a aupres de lui de vielles sépultures distretes et qui mette que mieux en esergue celle du prince de l'operette ce lieu doit rester simple et arretons l'estravagante de cette entretien du matin au soir allons un peu de décence pour le repos de l'ama d'un ami
    félicitation pour votre site et pour ce sujet

  • #24

    Alexandre-Benoît Darzac (mardi, 15 décembre 2009 23:09)


    Voilà une analyse claire, complète et circonstanciée ! Et qui va faire, à coup sûr, un tabac parmi les connaisseurs. Je tiens en outre à souligner le souci du détail et de l'argumentation.
    Une enquête de haute facture menée par, visiblement, un homme honnête et sincère.
    Chapeau également pour la qualité de vos commentaires dans le débat qui suit.

  • #25

    jasmine (dimanche, 20 décembre 2009 22:48)

    ne dit-on pas qui trop embrasse mal étreint ? bon, il est vrai qu existe des passions exclusives difficiles à gérer....mais il est vrai que ,le nom de cette famille disparaissant à tout jamais sur cette terre, il serait bien à mon avis qu il reste à minima encore un peu visible sur la tombe.

    Mais fort heureusement, pour qui à la foi, les âmes et les esprits de la famille GONZALEZ sont au-dessus
    de toute cette profusion florale et de ce bruit...

    Un grand merci à Christian pour toutes les informations concernant la stèle basque, et pour la belle photo de LM recueilli près de la tombe de ses parents (tout en pensant qu il s agit malgré tout d'un instant privé)mais qui rappelle qu il était - si besoin est - un simple être humain comme nous tous avant d être un artiste si adulé...

  • #26

    Diogène (vendredi, 25 décembre 2009 00:24)

    Mariano avait un idéal de vie et de mort simple et naturelle.
    Cette épaisse couche de fleurs fait, effectivement, beaucoup trop d'ombre à cette "symbolique", chère à l'illustre, mais non moins modeste, ténor.
    Mariano était un homme véritable qui avait de la superbe, mais qui fut la modestie même. Ses ambitions pour la mort, et ce qui suivait, étaient sûrement encore plus modestes qu'on ne croit. Impurs sont ces ornements floraux qui méprisent la mémoire de l'artiste, apôtre de la simplicité. Ce sobre tombeau se suffisait à lui-même et ces fardeaux superflus viennent pourrir et enlaidir la liberté de penser et les croyances du principal intéressé.

    Qui respecte quoi ? On se conforme aux opinions de qui ? De l'artiste ou de la foule ? Pourquoi vouloir briser ces valeurs ? Soyons plus circonspects et ces offrandes sont des honneurs que l'artiste aurait méprisés et qu'il faut mépriser ou tout au moins réduire au strict minimum. Un sentiment de jalousie accable sûrement les protagonistes qui entretiennent ce tombeau. Cela aura pour effet de les accabler, produisant ainsi avec un bonheur égal à leur médiocrité, les pires négativités. Je connais ces individus. J'ajouterais que la vanité de ces gens-là est à l'image d'une baudruche, que je leur conseillerais de dégonfler, de préférence, chez eux avant de prétendre la dégonfler chez autrui.

    Je rejoins, en tout cas, l'analyse de l'auteur qui à su, en toute partialité, mettre en lumière la position idéologique de ces détracteurs de"mémoire"qui auront toutefois encore l'impudence de prétendre le contraire.

  • #27

    Charles Beaumond (vendredi, 25 décembre 2009 15:20)

    Je suis entièrement d’accord avec les propos de Diogène et je suis de tout coeur avec l'auteur de cette page, car je ne vois guère de polémique dans cette affaire. De plus, je considère plutôt que c'est l'inverse, et non les revendications de M. Cadoppi qui pose problème ! Pourquoi faut-il que ce soit toujours ceux qui défendent légitimement une cause qui soient considérés comme des agresseurs méprisants et intolérants ? Je n'ignore pas, en effet, qu'il règne depuis quelque temps à Arcangues une atmosphère telle que vous la décrivez.

    Alors, je m'adresse aux vrais détracteurs, ceux que j'assimile à la "secte d'Arcangues" : arrêter de vouloir, sans arrêt, culpabiliser ceux qui, finalement, ne sont pas forcément les agresseurs et, en revanche, de vous positionner - vous les offenseurs - en "victimes". Faites-vous plutôt humble et tolérant et laissez les autres s'exprimer sur des sujets qui les passionnent plutôt que, systématiquement, les contredire et les harceler pour le plaisir. Ce n'est pas en agissant ainsi que vous honorez la mémoire de Luis Mariano. D'ailleurs, vous ne respectez pas les voeux de votre "idole" en camouflant littéralement son caveau et celui de sa famille.

    Continuez ainsi M. Cadoppi, on vous soutient et votre site sur ce grand artiste est une référence en la matière.

  • #28

    Armando (lundi, 04 janvier 2010 21:23)

    En esta vida hay que tener medida para todo.Mal esta lo poco por la excasez pero tambien mal esta lo mucho por la ostentación. Me gustan las flores en la tumba de Mariano pero siempre que se pueda ver la tumba, tal como esta actualmente es demasiado florida y como decimos en España LAS RAMAS NO DEJAN VER EL BOSQUE, con la mitad de las flores estaria mucho mejor

  • #29

    Diogène (samedi, 16 janvier 2010 10:09)

    Vous évoquez le comportement plus ou moins excentrique de cette "ultra-marianiste" qui, visiblement, a en charge l'entretien et la déco de la tombe. Vous parlez de rituel, de sanctuaire, de gardienne du temple, etc. Tout cela pour moi s'apparente à, ni plus ni moins, à une secte !

    Définition d'une secte : groupe idéologique clos et isolé qui adhère à une même doctrine et qui se caractérise par le fanatisme et l'intolérance de ses membres.

    Comme je l'ai indiqué dans mon précédent message, je rejoins l'analyse de l'auteur et j'ajouterais que ces gens, en s'enfermant dans ce sectarisme vont à l'inverse du but recherché et ne peuvent, idéologiquement parlant, être que des détracteurs de "mémoire"...!

  • #30

    Claude Corriveau (dimanche, 17 janvier 2010 21:08)

    J'endosse a part entière ce que Diogène a écrit.

  • #31

    Lydie (mercredi, 27 janvier 2010 14:37)

    Oui c'est peut etre mieux de respecter les voeux de la
    famille Gonzalez, mais seulement les personnes qui
    déposent des fleurs, il s'agit un peu d'eux meme qui
    restera 1 jour ou plus sur la tombe de leur Bien Aimé
    que représente toujours LUIS -

  • #32

    josettelapeyronie@hotmail.fr (mercredi, 24 février 2010 00:37)

    depuis longtemp je n'ai pu aller a arcanges j'espere y aller pour les 40 ans ...mais si je ne vois aucunes fleurs sur sa tombe je penserais qu'il est oublié et ç'a me ferais beaucoup de peine!...

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