Un très court métrage musical est, comme son nom l'indique, un film de variétés (chanson filmée) de très courte durée ( 3 à 4 minutes ). Appelé aujourd'hui vidéo-clip, ces petits films, baptisés « scopitone », virent le jour au début des années 60.


Le scopitone est la nouvelle technique audiovisuelle de l'époque. Ce procédé désignait aussi bien l'appareil - sorte de « juke-box vidéo » - que la bobine de pellicule cinéma 16 mm en couleurs qui l'alimentait.


Les techniques de fabrication furent mise au point par l'ingénieur Frédéric Mathieu et l'appareil fut présenté pour la première fois au salon de Paris le 24 avril 1960.


En bois stratifié, agrémenté d'aluminium et de chrome aux contours anguleux ; de taille assez imposante, la machine de projection automatique, généralement payante, permettait le visionnage de la chanson filmée après avoir été sélectionnée comme sur un juke-box traditionnel. Les images défilaient sur un écran de 54 cm constitué d'un verre dépoli, qui lui donnait l'aspect d'un poste de télévision.


L'appareil audiovisuel contenait, généralement, trente-six petits films musicaux qui furent projetés dans certains lieux publics, comme les bars, les cafés ou autres bistrots, détendeur d'une licence d'exploitation de la Société CAMECA.


Luis Mariano tournera dans un seul et unique film scopitone. 

 

1960 – Amour je te dois

1er Prix du Coq d'Or de la chanson française

 

Réalisation : Alexandre Tarta / France

Genre : Film scopitone / Chanson filmée
Production : Société Davis Boyer
Référence catalogue : CA 34
Société d'exploitation : CAMECA (Compagnie d'Applications Mécaniques à l'Électronique, au Cinéma et à l'Atomistique ), filiale de la CSF ( Courbevoie )
Musique : Robert Gall
Paroles : Pierre Dorsey
Direction musicale : Pierre Guillermin
Lecture audio : piste son magnétique
Enregistrement audio : Synchronisation du son et de l'image à partir de l'enregistrement sonore sur disque ( play-back ). Le son sera enregistré ensuite sur la piste magnétique du film
Durée : 3 minutes et 20 secondes
Format : 16 mm couleurs
Métrage : 30 mètres
Support
: Kodak
Tournage : octobre 1960
Lieux : Studios Éclair à Epinay-sur-Seine
La séquence : Dans un décor très sobre, mais somptueux, style Palais de marbre.

Angle de prise de vue normal, face au sujet avec une succession de plans : Démarrage sur un plan général avec une grande partie du décor et le sujet en entier. Mariano descend un large escalier blanc encadré par de grands et magnifiques chandeliers.

Revêtu d'un costume de ville foncé, Mariano entame sa chanson au bas de l'escalier et s'approche de quelques pas vers la caméra.

Plan général et fixe jusqu'en milieu de séquence. Puis, Mariano se rapproche de nouveau vers l'appareil de prise de vues et la séquence se poursuit sur un plan rapproché jusqu'à la fin de la chanson.

 

Enregistrement et édition phonographiques : avril 1960 / La Voix de son maître ( catalogue EMI France ) 

 

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