L'événement...

Une émouvante cérémonie s'est déroulée vendredi 5 juin 2009 dans le centre-ville d'Irún, sur une grande place de l'avenue Paseo Colon où une statue de bronze a été inaugurée à la mémoire de Luis Mariano, l'enfant du pays. Cette sculpture est placée au coeur d'un vaste espace verdoyant, baptisé « Jardins Luis Mariano ».

 

Célébration organisée à l'initiative de l'Association « Lirica Luis Mariano » et de la Ville d'Irún avec le soutien de Patchi Lacan qui fut l'homme de confiance et le frère de coeur de Luis Mariano.

 

Présidé par le Maire de la ville, José Antonio Santano - et accompagné de son Conseiller aux affaires Culturelles, Fernando San Martin - le caractère solennel de cette manifestation fut rehaussé par la présence de l'Association « Lirica Luis Mariano » ; Lurdes Emerez-Arregui, la sculptrice ; les filles d'Eduardo Cortijo ( cousin germain de Luis Mariano ) ; Patchi Lacan et son épouse Françoise ; José Luis Azkue, pianiste de Luis Mariano ; le ténor Angel Pazos, lauréat aux concours de chant de « Lirica Luis Mariano » ainsi que de nombreux invités et admirateurs du chanteur disparu.

Le Maire et Patchi dévoilent la statue ( photo Lirica Luis Mariano ) Le Maire et Patchi dévoilent la statue ( photo Lirica Luis Mariano )

Scellée à 14 h, la sculpture fut complètement enveloppée jusqu'à 18 h 30, heure à laquelle elle fut découverte puis de nouveau masquée d'un voile rouge.
Avant que fussent achevés les préparatifs, la foule commença à affluer sur la place.

 

Arrive le moment tant attendu.


À 19 h, la cérémonie débuta par le discours du Maire d'Irún, suivi de celui de Patchi Lacan.
À l'issue de ces discours émouvants, la statue fut dévoilée par le Maire et Patchi tandis que les notes du grand air de « Mexico », qui retentissaient du piano, se mêlaient aux applaudissements et au crépitement des appareils photo durant ce bref et intense moment.

 

De gauche à droite : le Maire de la ville d'Irùn, José Antonio Santano et Patchi Lacan ( collection privée ) De gauche à droite : le Maire de la ville d'Irùn, José Antonio Santano et Patchi Lacan ( collection privée )

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Patchi et Lurdes Emerez-Arregui ( photo Sud-Ouest ) Patchi et Lurdes Emerez-Arregui ( photo Sud-Ouest )

La sculpture est splendide ; elle montre un Luis Mariano très ressemblant et grandeur nature. Il est représenté décontracté et souriant, assis sur une chaise dans une attitude sympathique avec de chaque coté, deux autres chaises vides attenantes à la statue.

 

Cette inédite représentation du chanteur semble vouloir inviter les passants à s'asseoir tout près de lui comme pour bavarder.

 

Cette oeuvre est signée de Lurdes Emerez-Arregui, une artiste plasticienne espagnole de l'Entreprise « Alfa Arte » située à Eibar en Espagne. Et comme chaque sculpture a sa petite histoire, l'artiste fit la confidence d'avoir eu quelques difficultés à reproduire le célèbre sourire de Mariano.

 

( collection privée ) ( collection privée )

 

Un peu en retrait de la sculpture, une plaque commémorative est également visible.
On peut y lire en basque et en espagnol :

 

En hommage à l'artiste d'Irún Luis Mariano ( 1914 - 1970 )

 

Le 5 juin 2009

 

Plaque commémorative ( collection privée ) Plaque commémorative ( collection privée )

 

Une magnifique gerbe de fleurs fut ensuite déposée dans les bras de la statue par l'Association « Lirica Luis Mariano ».

 

Puis vint le tour du ténor Angel Pazos qui, accompagné au piano par José Luis Azkue, interpréta quelques grands classiques du répertoire de Mariano : « Mama, la mas belle del mundo », « Maïté », « Paris, te amo », « Paris, c'est du champagne » et « C'est magnifique », dont le célèbre refrain fut, d'une façon spontanée, plusieurs fois reprit par toute l'assemblée.

Pour terminer, Angel Pazos se fit accompagner par l'ensemble philharmonique « Lirica » d'Irún pour interpréter « Mexico » dans la joie et la bonne humeur.

 

Cet hommage se clôtura par de nombreuses séances photo autour de la statue ou le plus souvent assis tout près de leur idole sur les chaises vacantes de la sculpture.

 

Cette cérémonie, qui se termina vers 21 h, fut un grand succès, mais surtout un moment fort, chargé d'émotion pour tous les participants, et en particulier pour Patchi et ses amis.
Voilà en tout cas un fier hommage rendu à cet immense artiste de l'opérette et du music-hall, en la personne de l'un de ses plus illustres représentants.

 

De gauche à droite : José Luis Azkue, pianiste de Luis Mariano et le ténor Angel Pazos ( collection privée ) De gauche à droite : José Luis Azkue, pianiste de Luis Mariano et le ténor Angel Pazos ( collection privée )

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( Photo Armando ) ( Photo Armando )

Réalisation de l'oeuvre

Lurdes Emerez-Arregui est sculptrice ou plus exactement « sculptrice modeleuse », c'est-à-dire qu'elle travaille ses volumes dans l'argile qui ensuite seront destinés au moulage.

 

L'Art est l'expression de la personnalité et la perfection de la nature.

 

L'Art plastique n'est pas destiné à être utilisé uniquement pour décorer un édifice ou agrémenter une exposition ou un musée.
Il participe également en tant que tel à l'illumination des êtres vivants et l'ultime but de l'artiste est d'employer ses talents pour magnifier la vie.

 

Pour réaliser cette sculpture, Lurdes Emerez-Arregui s'est servie de son activité quotidienne pour, en quelque sorte, devenir maître de la vie du passé de Luis Mariano. Le résultat est concluant. La sculpture présente un Luis Mariano plein de vie, radieux et naturel. En un mot, elle unit à la fois la pureté du coeur, la beauté avec le prestige et la simplicité d'expression.

 

Cette oeuvre aura nécessité un peu plus de quatre mois de travail.

 

La matière initiale de la sculpture naissante est en terre grasse. Après avoir modelé son oeuvre dans sa taille réelle, l'artiste doit exécuter les premières finitions. Pour cela, un premier moulage est réalisé par le fondeur dans une matière synthétique aux propriétés élastiques, puis un second à la cire afin d'obtenir une plus grande précision dans les détails. De retour à l'atelier de l'artiste, des retouches seront exécutées à l'aide d'un poinçon chauffé à la flamme.

 

C'est à partir de cette statue de cire que sera fabriqué le moule en céramique réfractaire qui recevra plus tard une coulée de bronze en fusion. Une fois le bronze solidifié, le moule sera cassé pour libérer la statue qui, ensuite, passera aux dernières finitions : la ciselure sur bronze, le polissage et enfin l'application de la patine qui sera l'ultime étape du travail.

 

La statue en cire dans l’atelier de la Fonderie « Alfa Arte » située à Eibar en Espagne ( collection privée ) La statue en cire dans l’atelier de la Fonderie « Alfa Arte » située à Eibar en Espagne ( collection privée )

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Point Km 0 : « Irún Luis Mariano »

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                  Sites Web officiels de la Ville d'Irún et de l'Association « Lirica Luis Mariano ».
Pour en savoir plus, cliquez sur les logos

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